Premier contrat commercial pour Maia Space, start-up française du New Space qui développe une fusée réutilisable. Ce petit lanceur transportera pour plusieurs missions à partir de 2027 le «space van» d’Exotrail, autre start-up française, spécialisée dans la logistique spatiale. Créée en 2022, Maia Space est une filiale d’ArianeGroup qui compte 260 collaborateurs entre Vernon (Normandie) et la Défense près de Paris.
Son minilanceur doit être capable d’être utilisé soit une seule fois comme la plupart des lanceurs classiques, soit plusieurs fois. Mesurant 50 mètres de hauteur pour un diamètre de 3,5 mètres, elle doit pouvoir emmener de 500 à 1500 kilogrammes de charge en orbite. Elle reste plus imposante que d’autres minilanceurs, mais à titre de comparaison, Ariane 6 mesure 63 mètres de haut pour 5,4 mètres de diamètre.
Forte concurrence européenne
Le «space van» d'Exotrail qu’elle va transporter est un satellite destiné au transport d’autres satellites. Une fois arrivée en orbite grâce à un lanceur, ce véhicule spatial est chargé de positionner très précisément ses charges. Cette technique permet de faire gagner du temps et du carburant aux opérateurs de satellites, notamment dans le cas de l’installation de constellation.
Cet accord «ouvre la voie à une collaboration à long terme», précisent les deux entreprises dans un communiqué publié jeudi 20 mars 2025, «renforçant l’ambition de Maia Space de devenir un acteur clé du transport spatial européen.» La fusée française ne manque pas de concurrents sur le continent, parmi lesquels l’espagnol PLD Space, le britannique Orbitex, ou encore les allemands RFA et Isar Aerospace. Son premier vol commercial doit survenir dès 2026, depuis la base spatiale de Kourou en Guyane, depuis l’ancien pas de tir Soyouz.



