Actualisation du lundi 29 juin : Arianespace peine à faire décoller la fusée Vega. Dimanche 28 juin au soir, pour la quatrième fois, l'entreprise française a annoncé le report de la mission VV16. "Les vents en altitude au-dessus du Centre spatial guyanais (CSG) restant défavorables, les opérations de chronologie finale du lancement VV16 (Vol Vega n°16) ont été suspendues. Le lanceur Vega et les 53 satellites à bord sont en configuration stabilisée et en totale sécurité", a annoncé Arianespace dans un communiqué.
L'opérateur des fusées Ariane n'a pas encore précisé la nouvelle date du lancement. "Les prévisions météorologiques ne manifestant pas d’amélioration dans les prochains jours, Arianespace a décidé d’engager des opérations visant à rétablir le plein potentiel du lanceur, en rechargeant ses batteries. Arianespace vérifie avec ses clients si des opérations similaires sont nécessaires sur les satellites", explique l'entreprise. Le nouveau calendrier doit être dévoilé au terme de ces vérifications.
Vega est de nouveau prête à décoller. C’est ce qu’espèrent en tout cas l’Agence spatiale européenne (ESA) et Arianespace, qui commercialise ce petit lanceur européen au même titre qu’Ariane 5 et le lanceur russe Soyouz. Initialement prévu le 18 juin, le tir a été repoussé au 20 juin à 22h51 heure locale... avant d'être à nouveau repoussé à cause des conditions de vent en altitude au-dessus du Centre spatial guyanais (CSG). La fusée doit mettre en orbite une cinquantaine de mini satellites. Cette mission baptisée VV16 sera un tir important à double titre.

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D’une part car il s’agit de son retour en vol depuis son accident en juillet 2019. Ce 10 juillet, à peine plus de deux minutes après son décollage, après l’allumage du deuxième étage, une anomalie était apparue sur le lanceur entraînant la fin prématurée de la mission. Cet échec marquait la fin d’une série de 14 succès consécutifs depuis son arrivée sur le marché en 2012. En septembre 2019, la commission d’enquête indépendante avait identifié une défaillance thermo-structurale dans le dôme avant du moteur Z23 comme étant la cause la plus probable de l’anomalie. La commission avait alors proposé un plan de d’actions correctives portant sur l’ensemble des sous-systèmes, des processus et des équipements concernés.
Un dispositif pour répartir les coûts entre les clients
D’autre part, ce tir permettra d’éprouver la capacité de la fusée Vega à lancer des constellations de mini satellites. Le lanceur doit en effet mettre en orbite 53 satellites pour le compte de 21 clients. La mission prévoit de transporter sept microsatellites (de 15 kg à 150 kg) dans la partie supérieure et 46 cubesats encore plus petits dans de la partie inférieure. Elle sera équipée pour cela d’un nouveau dispositif, le dispenseur SSMS (service de lancement de petits satellites). Le SSMS permet de lancer en même temps des petits satellites dont la masse varie entre 1kg et 500 kg.
L’intérêt ? Répartir les coûts du lancement entre les différents clients. Sous la maîtrise de l’ESA, le dispositif SSMS a été développé par le maître d’œuvre industriel italien Avio de la fusée Vega et fabriqué par la société tchèque SAB Aerospace. "Grâce aux efforts conjoints de l’Europe, Arianespace améliore sa capacité de réponse à la demande de lancement partagé avec des solutions parfaitement adaptées au marché en pleine croissance des petits satellites", se félicite Arianespace dans un communiqué diffusé le 11 juin dernier. L’Union européenne a contribué au financement de ce vol de démonstration.
Menée pour le compte de 13 pays différents, la mission VV16 sera réalisée au profit d’applications telles que l’observation de la Terre, les télécommunications, la recherche scientifique, le développement technologique ou l’éducation.



