Emballages Magazine : Pourquoi équipez-vous certains de vos collaborateurs d'exosquelettes ?
Aurélie Parisy : Nous avons choisi les exosquelettes pour équiper les monteurs de moules, car c’est un environnement où il n’y a pas beaucoup de place et où il y a un fort port de charges.
En acier ou en fonte, les moules pèsent entre 20 et 40 kg. Ainsi, chaque jour, en cumulé, cela peut varier entre 2 à 3 tonnes. À la fin de la journée de travail, nos équipes ont mal au dos.
Le projet a commencé en 2022. Nous utilisons ceux de la marque Japet, entreprise française installée à Loos (Nord). Cela a pris un peu de temps, car nous ne trouvions pas d'exosquelette compact. Certains ne maintenaient que les bras, sauf que sur le poste de monteur de moules, la douleur se trouve principalement dans le bas du dos et les épaules.

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Comment ces exosquelettes fonctionnent-ils ?
C’est comme une ceinture lombaire, très légère, moins de 2 kilogrammes, qu’on place sur les hanches et qu'on ferme sur le devant. Il y a quatre petits moteurs, deux de chaque côté, qui fonctionnent comme des vérins. Sans l’outil, quand on porte une charge, les disques s’écrasent entre les vertèbres. Avec l’exosquelette, quand on porte une charge, ce sont les moteurs qui remplacent, ou en tout cas, qui aident les vertèbres et qui évitent d’abîmer les disques. Ils soutiennent le buste de l’utilisateur en port de charge, quels que soient le mouvement et la posture.
Sur quels sites sont présents ces exosquelettes et qui peut en bénéficier ?
Aujourd’hui, il y a quatre exosquelettes au sein de l’usine de Guimerville (Seine-Maritime). Ils équipent principalement les monteurs outillage. Les employés testent les exosquelettes de leurs collègues et s’ils estiment en avoir besoin, ils nous informent de leur souhait. Nous faisons une étude de poste puis des essais. On ne force personne à utiliser ces outils, cela se fait au cas par cas, sur la base du volontariat et du besoin. Nous aurons peut-être vingt exosquelettes dans cinq ans. Tout dépend de la demande des collaborateurs.
Cet outil fait partie d’un projet plus large de qualité de vie au travail à propos de l’ergonomie des postes à forte contrainte. En ce moment, ils équipent principalement la partie monteur outillage, mais nous pouvons aller vers d’autres métiers. Par exemple, les chauffeurs de fours pourraient en avoir besoin. Nous allons faire un essai lors du placage du four, c’est-à-dire durant sa maintenance, car cela demande un port de charge élevé notamment au moment où il s’agit de porter les plaques réfractaires qui composent les murs du four.
Avez-vous bénéficié d’aide financière ?
Chaque exosquelette coûte 5000 euros. Tout a été financé à 100% par l’entreprise. Des aides auraient été possibles si nous avions équipé des collaborateurs en poste aménagé ou en situation de handicap. C’est un investissement, certes, mais l’entreprise s’engage au quotidien pour le bien-être des salariés et investit dans une santé préventive afin de réduire la pénibilité au travail.



