Pour le plus grand bonheur des spécialistes et amateurs, ce n'est pas une mais trois missions spatiales qui seront lancées à destination de mars cet été. La première, baptisée "Emirates Mars" ou "Al Amal" ("Espoir" en arabe), a finalement vu sa fenêtre de tir s'ouvrir dans la nuit du 19 au 20 juillet.
Construite et chapeautée par les Émirats arabes unis, la mission devra s'installer en orbite autour de Mars, pour étudier les différents fonctionnements de son atmosphère. Les objectifs sont multiples : établir les liens et les différences entre l'actuel et l'ancien climat de la planète, observer les mécanismes de fuite d'hydrogène et d'oxygène vers l'espace, et identifier les connexions entre les strates de l'atmosphère.
Mohammed Bin Rashid Space Center 1 500 kg, carburant compris
Le satellite d'Emirates Mars est un prisme hexagonal de 2,37 m de large sur 2,90 m de haut, d'une masse total de 1 500 kg, carburant compris. À l'extérieur, il se compose de panneaux d'aluminium alvéolaire et de trois rangées de panneaux solaires fixées sur sa face supérieure. D'une puissance totale de 600 W, ils doivent permettre le bon fonctionnement de l'engin durant le vol, qui en demande très exactement 477.

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Mohammed Bin Rashid Space Center Les communications se font en bande X, grâce à une antenne parabolique à gain élevé de 1,5 m de diamètre, montée sur l'une des face du satellite. Elle permettra des transferts de données à une vitesse de 1,6 Mbps lorsque la première sonde arabe se situera sur l'orbite martienne la plus proche de la Terre, et de 250 Kbps au point le plus éloigné. Trois plus petites antennes à faible gain pourront servir à améliorer les transmissions.
Trois instruments scientifiques
Le satellite se déplace à l'aide de six propulseurs d'une puissance de 120 N. Montés sur le panneau inférieur, ils recrachent un monergol à base d'hydrazine. Pour contrôler sa direction et se stabiliser, l'appareil est aussi doté d'une douzaine de mini-propulseurs de 5 N. Pour maintenir sa trajectoire, Al Amal fera appel à un capteur d'étoiles et un senseur solaire, deux instruments utilisés pour maintenir la bonne orientation des engins spatiaux.
Mohammed Bin Rashid Space Center Trois instruments scientifiques ont été montés sur l'une des faces. L'Emirates eXploration Imager (EXI), une caméra de 12 mégapixels dotée de 3 bandes RGB et 3 bandes UV ; l'Emirates Mars Ultraviolet Spectrometer (EMUS), un spectro-imageur capable de mesurer les ultraviolets compris entre 100 et 170 Nm ; l'Emirates Mars InfraRed Spectrometer (EMIRS), un spectromètre infrarouge pour analyser la composition de l'atmosphère martienne.
Un décollage au Japon
Al Amal a décollé depuis le Centre spatial japonais de Tanegashima, et a été propulsé avec succès par un lanceur de l'entreprise japonaise Mitsubishi H-IIA. Après un voyage de 200 jours, le satellite entrera en orbite elliptique autour de la planète rouge. Son travail d'observation et de mesure devrait démarrer en mai 2021 et durer deux ans, avec une possibilité de prolongation de deux ans supplémentaires, jusqu'en 2025.
Le lancement de la mission, réalisé à partir du japon, peut être retrouvé ici en vidéo (via la chaîne YouTube de Mitsubishi Heavy Industries).



