O-I envisage la suppression de 320 emplois en France

Le verrier américain O-I prévoit la fermeture de son usine de Vergèze (Gard) dans le cadre d’un plan de réorganisation. Plusieurs autres sites sont concernés par des «ajustements».

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Verrerie de Gironcourt O-I
O-I évoque un éventuel arrêt du four numéro 1 sur le site de Vayres (Gironde) et la fermeture de l'usine de Vergèze (Gard).

Les temps sont durs pour les verriers. O-I a annoncé, mardi 8 avril, un vaste projet de transformation de ses activités en France dans un contexte de ralentissement persistant. L’initiative baptisée Fit to Win (que l’on peut traduire par "En forme pour gagner") pourrait entraîner une suppression nette d’environ 320 postes dans l’Hexagone «en tenant compte des postes vacants, créés et supprimés», sur un total de 2 200.

«Le marché du verre en France a été fortement mis à l’épreuve ces dernières années, principalement en raison d’un ralentissement, combiné à une surcapacité et une concurrence accrue», indique le verrier. Face à ces difficultés, O-I dit vouloir «renforcer sa compétitivité à long terme» et «améliorer l’agilité et la flexibilité de ses opérations pour rendre le verre plus compétitif et plus largement disponible».

Fermeture possible à Vergèze

Plusieurs sites sont concernés par ce projet de réorganisation, en particulier les usines de Gironcourt-sur-Vraine (Vosges), Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme) et Reims (Marne), pour de possibles «ajustements opérationnels». L’entreprise américaine évoque aussi «l’éventuel arrêt de production d’un four sur le site de Vayres (Gironde)», ainsi que «la fermeture potentielle de l’usine de Vergèze» dans le Gard, qui produit les bouteilles de la marque Perrier et est fragilisée par la crise de Nestlé Waters. Une «possible réorganisation des fonctions administratives au siège français», à Vaulx-en-Velin (Rhône), est également mentionnée. Un processus d’information et de consultation a été «engagé avec les représentants du personnel européens et français». 

Des investissements prévus

Malgré ce plan social d’ampleur, O-I rappelle que la France reste un marché stratégique pour le groupe. La société dit envisager «un investissement de plusieurs millions d’euros dans ses usines françaises», dans le cadre de son plan d’investissements 2025 annoncé précédemment. Objectif : «soutenir le développement de l’usage du verre et renforcer la position d’O-I comme acteur et employeur majeur en France».

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Le groupe assure vouloir mener ce projet de manière «transparente et responsable» pour les salariés concernés - d'après les organisations syndicales, 164 à Vergèze, 81 à Vayres, 26 à Gironcourt, 22 à Puy-Guillaume et 8 à Reims, soit près de 15% de l'effectif total - , «en concertation avec les différentes instances représentatives du personnel et les autorités compétentes».

O-I Glass a déjà engagé son plan Fit to Win dans d'autres pays européens : des fours éteints aux Pays-Bas et en Écosse, des lignes arrêtées en Allemagne, une usine fermée à Barcelone (Espagne)... Invoquant des raisons identiques, son concurrent Ardagh a également lancé un plan de réduction de ses capacités en Europe, avec un projet de fermeture de sa verrerie de Drekbau, en Allemagne, en particulier.

Basé à Perrysburg (Ohio), aux États-Unis, et numéro un mondial du verre d'emballage, O-I Glass a réalisé en 2024 un chiffre d'affaires de 6,5 milliards de dollars et un Ebitda de 969 millions de dollars, emploie quelque 21 000 salariés et compte 69 usines réparties dans 19 pays.

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