Nokia a annoncé jeudi 4 novembre le lancement officiel de son centre européen d’excellence en cybersécurité sur son site breton à Lannion, dans les Côtes-d’Armor. Il vise à accompagner ses clients opérateurs télécoms et entreprises dans la sécurisation de leurs réseaux en conformité avec les recommandations de l’Anssi, l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information. Le montant de l’investissement n’est pas dévoilé. Mais le projet bénéficie du soutien du gouvernement dans le cadre du plan France Relance.
« Nous sommes très fiers de lancer officiellement notre centre européen de cybersécurité, se félicite dans le communiqué Pierre-Gaël Chantereau, président de Nokia en France. Avec le développement de la 5G, de l’industrie 4.0 et de la virtualisation des réseaux, il est plus que jamais essentiel de renforcer la collaboration entre tous les acteurs pour apporter une réponse forte aux enjeux de cybersécurité. C’est tout l’enjeu de ce nouveau centre qui s’appuie sur la très grande expertise de Nokia dans la sécurité des réseaux et va nous permettre d’aller plus loin dans l’accompagnement de nos clients opérateurs et entreprises en France et en Europe. »
Des embauches qui ne compensent pas les départs
Avec le développement de la 5G et de la virtualisation des réseaux (mutualisation des ressources au niveau des datacenters), la cybersécurité prend de l’importance dans les infrastructures télécoms. La réponse aux menaces nécessite une collaboration plus étroite entre les différents acteurs et des solutions de bout en bout.
Le nouveau centre viendra en support des centres de gestion opérationnelle de sécurité et d’intelligence (SIOC-Security Intelligence & Operations Centers) de Nokia au niveau mondial. Il est complété par une équipe de conseil en sécurité d’une quinzaine d’experts sur le site de l’équipementier télécoms à Paris-Saclay. Il débute ses activités avec une vingtaine de collaborateurs, et une centaine de postes sont aujourd’hui ouverts, selon la direction.
Sa création concrétise une vielle promesse faite par Nokia lors du rachat d’Alcatel-Lucent en 2016. Elle intervient après quatre plans sociaux depuis 2017 qui ont considérablement réduit l’empreinte de l’entreprise en France. Selon la direction, le site de Lannion compte aujourd’hui environ 600 personnes, alors qu’il en employait 800 avant le dernier plan social engagé en 2020.



