Arrivé à la tête géant de Vevey début septembre, le nouveau directeur général Laurent Freixe dévoile ses intentions. Nestlé est confronté depuis plusieurs mois à un ralentissement de ses ventes alors que les hausses de prix opérées ces dernières années face à la crise inflationniste ont affecté les volumes. En juillet, le directeur général Mark Schneider a été débarqué.
Plan d'économie et relance marketing
L'heure est aux économies. Le groupe, qui tient mardi une journée investisseurs à Vevey, en Suisse, prévoit des économies d'au moins 2,5 milliards de francs suisses (2,67 milliards d'euros) d'ici à la fin de 2027, en plus des réductions de coûts déjà en cours d'environ 1,2 milliard de francs. À moyen terme, Nestlé prévoit une croissance organique de plus de 4% dans un environnement opérationnel normal et une marge bénéficiaire sous-jacente de 17%.
Les investissements dans la publicité et le marketing seront portés à 9% des ventes totales d'ici fin 2025 pour soutenir la croissance, a précisé le groupe. Les dépenses de publicité et de marketing ont représenté 7,7% des ventes en 2023. Nestlé a également déclaré mardi que ses activités dans le secteur de l'eau et des boissons premium seraient scindées pour devenir une filiale autonome à partir du 1er janvier 2025.
(Reportage Richa Naidu ; version française Diana Mandiá ; édité par Augustin Turpin)


