Miller Graphics automatise la fabrication de clichés

Le photograveur a investi 500 000 euros dans un CDI Crystal 5080 XPS Esko avec bras automatique. Plus qualitatif dans ses rendus, l’équipement lui a permis aussi d’accélérer le développement de son système de tramage à haute définition IFlex.  

 

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Miller Graphics CDI Crystal Esko Beauvais
Grâce à ses rendus en haute définition, le CDI Esko Crystal a permis à Miller Graphics de mettre au point IFlex, un procédé de retraitement des fichiers qui permet d’obtenir de meilleurs rendus dans les hautes lumières, des points plus fins et des vrais dégradés qui, depuis toujours, constituent un point critique pour la flexographie.

Des équipements dernier cri, si possible diversifiés en termes de technologies d’écriture et de types de plaques, afin d’exprimer au mieux le savoir-faire de l’entreprise en matière de fabrication de clichés pour l’impression flexo : là, sans doute, réside un point fondamental dans la stratégie de Miller Graphics. En faisant ce choix, le photograveur veut prendre une longueur d’avance sur ses concurrents et faire la différence par rapport aux imprimeurs qui prennent le chemin de l’intégration. « Étant donné que la fabrication de clichés est notre cœur de métier, nous renouvelons régulièrement notre parc et pour nos clients imprimeurs c’est un moyen de toujours avoir accès à la dernière technologie de pointe, sans être liés à un constructeur spécifique », indique Karin Hoga, directrice générale de la filiale française. 

Une machine « deux en un » 

Miller Graphics a investi près de 500 000 euros dans un CDI Crystal 5080 XPS Esko pour son usine de Beauvais (Oise). La solution lui offre d'une part des résultats très qualitatifs sur le plan du rendu d’impression final et lui permet, d'autre part, d'automatiser la production. En effet, deux étapes sur cinq de ce processus assez complexe qui permet de fabriquer les clichés utilisés sur les cylindres d’impression des lignes flexo à partir de plaques photopolymère sont désormais réalisées sur la même machine. Le CDI Crystal, le premier de ce type a être installé en France, possède un bras automatisé qui transfère la plaque sur le châssis pour réaliser simultanément l’insolation de la partie arrière – appelée « dorsale » –, et l’insolation de la partie avant, appelée « principale » après l’écriture laser réalisée avec « l’imageur », alors que, traditionnellement, ces opérations sont effectuées séparément. « Comme beaucoup d’entreprises nous cherchons à attirer des talents et cela passe aussi par des équipements plus adaptés et qui rendent le travail moins pénible, souligne Pascal Monsieur, directeur du site. Avec cette nouvelle machine, l’opérateur n’a plus à déplacer la plaque, il n’est pas non plus obligé d’attendre que l’opération se termine et peut s’occuper à réaliser d’autres tâches. » 

Tramage haute résolution

Le CDI Crystal remplace un système plus ancien, de la gamme Spark, du même constructeur, déménagé sur le site de Limoges (Haute-Vienne). Il se distingue de ce dernier aussi pour l’emploi d’une technologie LED pour l’insolation qui représente une consommation d’énergie de 9 kWh contre 20 kWh pour le procédé UV précédemment utilisé. Enfin, grâce à sa définition, l'équipement a permis de donner un coup d’accélérateur au procédé de tramage haute résolution sur lequel Miller Graphics travaille depuis dix-huit mois. Comme c’est souvent le cas dans la flexographie, l’idée consiste à trouver des solutions pour se rapprocher de la qualité offset, jugée par tous les professionnels comme l’étalon de mesure dans les métiers de l’impression. Miller Graphics estime s’en être rapproché, voire même l’avoir égalé, avec IFlex, un procédé de retraitement des fichiers qui permet d’obtenir de meilleurs rendus dans les hautes lumières, des points plus fins et, surtout, des vrais dégradés qui, depuis toujours, constituent un point critique pour la flexographie. 

Dégradé

« Il y a un moment où le point ne "tient plus" en flexo, et c’est pour cette raison que le dégradé, finalement, n’en est plus un, précise Gaël Duchet, responsable technique est impression, en combinant notre technologie avec cette machine qui offre davantage de stabilité dans l’insolation de la dorsale et de la principale, nous sommes parvenus à repousser cette limite, les résultats sont vraiment bluffants de l’aveu même des clients qui travaillent avec nous sur ce projet. » Destiné à fonctionner sur des clichés pour tous types de supports – papier, film ou carton –, IFlex sera proposé exclusivement aux clients de l’entreprise dans les prochains mois, une fois achevée la phase de tests. 

Miller Graphics compte parmi les leaders sur le marché français de la photogravure avec une activité qui comprend la fabrication de clichés, de manchons et de consommables et tend désormais à se diversifier vers la réalisation de solutions de visualisation numériques (rendus et animation 3D, réalité virtuelle, augmentée) pour le compte des marques et enseignes de la grande distribution. La société, qui emploie 420 personnes pour un chiffre d’affaires de 48 millions d’euros, appartient au groupe suédois Ahlmark. Miller Graphics réalise la moitié de son chiffre d’affaires en France. La société y emploie 130 personnes sur trois sites à Beauvais, Limoges et Avignon (Vaucluse). Les imprimeurs d’emballages et d’étiquettes représentent 80% de ses revenus.  

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