A l'image des boîtes métalliques décorées qu'il fabrique, Massilly traverse le temps sans prendre la poussière.
L’histoire commence en 1911 dans le village homonyme de Massilly. Robert Bindschedler fait alors l’acquisition d’un moulin à eau où il installe une turbine. «Il s’en servait pour faire du recyclage de métal. Il retraitait le fer blanc pour séparer l’étain et l’acier», raconte Valérie Bindschedler, directrice marketing de l’entreprise qui affiche 600 millions d’euros de chiffre d’affaires. «Depuis, on est restés dans le métal», sourit-elle.
Après la Seconde Guerre Mondiale, le fondateur se tourne vers la fabrication d’emballages notamment avec les couvercles et capsules. Dont de fameuses boîtes publicitaires aux visuels soignés. A la fin des années 50, son fils Pierre lui succède et accélère le déploiement des emballages avant de développer la conserve avec son propre fils Patrick. «Dans les années 80, mon père fait à son tour grandir le groupe en France et à l’étranger, en particulier en Europe.» Massilly développe en parallèle le négoce de bocaux en verre pour proposer une offre complète.
Désormais présente dans 15 pays, principalement en Europe mais aussi en Inde, au Maroc ou encore au Canada, l’entreprise familiale aux 2000 collaborateurs est dirigée par la quatrième génération. «A 86 ans, mon père vient encore tous les matins. Il garde un œil acéré sur les rapports commerciaux et partage ses bons conseils», insiste Valérie Bindschedler.
A la croire, la longévité de Massilly repose sur plusieurs ingrédients : la confiance accordée aux collaborateurs, un attachement aux territoires, un état d’esprit familial, une diversité d’activités et une certaine indépendance financière. «Nous avons aussi investi dans nos usines et nos équipes pour être à la pointe en fonction des époques afin d’offrir un produit de qualité, notamment pour proposer une alimentation accessible dans un emballage durable.»



