Verallia annonce prendre acte de la démarche de son actionnaire de référence BW Gestão de Investimentos (BWGI), qui a annoncé examiner une potentielle offre publique d’achat (OPA) sur ses actions, sans retrait de la cote, afin de renforcer sa position.
BWGI envisage de lancer une OPA à 30 euros par action, une proposition qui, si elle se concrétise, pourrait modifier significativement la structure actionnariale du groupe. BWGI a l'intention de « mettre en œuvre des travaux confirmatoires dans les semaines suivant la publication des résultats 2024 de Verallia, prévue le 19 février, afin d'évaluer l'opportunité d'une telle opération et ses conditions de financement », a indiqué le groupe familial. Depuis son introduction en Bourse en 2019, Verallia compte BWGI parmi ses principaux partenaires financiers. En effet, contrôlée par la famille brésilienne Moreira Salles, BWGI détient aujourd’hui 28,8 % du capital et 27,9 % des droits de vote.
De son côté, le conseil d’administration de Verallia « se réunira dans les meilleurs délais pour étudier l’opportunité et les modalités de cette démarche pour l’ensemble des parties prenantes dès lors qu’une proposition incluant les termes détaillés de l’offre aura été soumise par BWGI.»
Les syndicats sont inquiets
Quant aux syndicats, la Confédération générale du travail (CGT) en tête, ils ont exprimé leur « profonde inquiétude » et leur « détermination à préserver l’avenir de l’entreprise et des emplois des salariés ». « Une telle opération pourrait permettre aux actionnaires de recevoir une prime conséquente, ajoute la coordination syndicale. Si cette rumeur venait à se concrétiser, la CGT craint que Verallia, fleuron industriel français de plus de 200 ans, ne perde son caractère français et passe sous le contrôle d’un propriétaire étranger. »
Et de rappeler l’épisode de la vente du verrier par Saint-Gobain en 2015 et la cession au fonds d’investissement Apollo. À l’époque, salariés et syndicats s’étaient mobilisés pour que la Banque publique d’investissement (BPI) entre dans le capital de l’entreprise afin « de préserver ses intérêts stratégiques et sociaux ». Cette fois-ci encore, la CGT interpelle l’organisme public, demandant de « ne pas céder leur part afin que Verallia demeure une entreprise française. »



