Malgré la cyberattaque qui a frappé ses usines, le groupe Pierre Fabre rassure sur la disponibilité de ses médicaments

Suite à une cyberattaque intervenue dans la nuit du mardi au mercredi 31 mars, le groupe pharmaceutique Pierre Fabre a mis à l’arrêt une grande partie des activités de production. Grâce aux stocks disponibles chez les grossistes, l’entreprise veut rassurer les patients quant à la disponibilité de ses médicaments, notamment anticancéreux.

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Le site industriel de Gaillac (Tarn) du groupe Pierre Fabre
Si la cyberattaque a contraint le groupe Pierre Fabre à ralentir une grande partie des activités de production, le site de Gaillac dans le Tarn qui produit des actifs pharmaceutiques et cosmétiques, a quant à lui, été épargné.

Le site Internet du groupe pharma-cosmétique Pierre Fabre était encore indisponible ce 1er avril à midi. Un dysfonctionnement informatique sûrement lié à la cyberattaque qui a frappé l'entreprise basée dans le Tarn dans la nuit du mardi au mercredi 31 mars. "On a détecté l’attaque à 4H00 du matin hier. On a tout de suite fait ce qu’il fallait. En moins de 24H00, on a réussi à complètement circonscrire le risque", a indiqué à l’Usine Nouvelle une source interne à l’entreprise.

La propagation du virus informatique serait totalement circonscrite, selon le communiqué de presse diffusé par l’entreprise ce même jour. Elle a tout de même fait appel aux services de l'ANSSI (Agence nationale pour la sécurité des systèmes d'information) qui lui a porté assistance. L’entreprise estimait qu'il était encore trop tôt pour estimer la durée nécessaire à un retour à la normale des activités touchées et le montant des préjudices liés à cette cyberattaque.

Une grande partie de la production en arrêt provisoire

Le groupe reconnaît que la production de certains de ses sites a été affectée, notamment à Castres (Tarn) en Occitanie où le groupe est implanté et à Gien (Loiret). "Par mesure de précaution, et conformément à son plan de gestion des risques, le système informatique du groupe a été immédiatement mis en veille pour éviter la propagation du virus. Cela a entraîné l’arrêt progressif et provisoire d’une grande partie des activités de production (à l’exception du site de production d’actifs pharmaceutiques et cosmétiques de Gaillac, dans le Tarn)", précise encore l’entreprise.

Le groupe qui revendique être le deuxième laboratoire dermo-cosmétique mondial et le deuxième groupe pharmaceutique indépendant

français, se veut rassurant quant à la disponibilité de ses produits. "Il y a des grossistes et heureusement on a des stocks", souligne encore une source interne. Plus précisément, le site d’Ussel (Corrèze) continue d’assurer la distribution des traitements anticancéreux livrant directement les pharmacies ou les hôpitaux. Le groupe précise encore que ses filiales ou ses distributeurs à l’international où il réalise 65% de son chiffre d’affaires, détiennent leurs propres stocks.

Le télétravail toujours possible

Pour les salariés sédentaires et ceux des réseaux commerciaux, le groupe précise que l’accès aux principales applications informatiques est toujours assuré. De quoi leur permettre de télétravailler ou de mener leur activité sur le terrain.

Le groupe Pierre Fabre est connu pour ses différents médicaments dans le domaine des actifs anti-cancéreux (encorafenib et binimetinib), du sevrage tabagique (Nicopatch, Nicopass...) ou encore les pastilles contre la toux Drill. Dans le domaine de la dermo-cosmétique, il compte des marques internationales parmi lesquelles Avène, Ducray, Klorane, A-Derma et René Furterer. En 2020, Pierre Fabre, qui compte 10 000 collaborateurs, a réalisé un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros.

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