Mag'M gagne la confiance des Japonais grâce aux rayons X

À Geneston, en Loire-Atlantique, la filiale du groupe Onoré a investi dans deux systèmes Ishida pour continuer d’exporter ses macarons au pays du Soleil-Levant.

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Mag'M Ishida macarons
Mag’M produit entre 200 000 et 250 000 macarons par semaine dans son usine de Geneston. Les produits sont inspectés par deux rayons X Ishida IX-GN-4044.

L’excellence française, cela se cultive, surtout à l’export. Présent au Japon avec ses macarons depuis 2021, Mag’M se trouvait face à un dilemme : investir dans le contrôle de qualité, en suivant les normes requises par ses clients du pays du Soleil-Levant, son principal marché à l’international, ou risquer de les perdre. La filiale du groupe Onoré n’avait pourtant rien à se reprocher. Elle produit des macarons depuis 2005, et en connaît toutes les subtilités, jusqu’au contrôle de corps étrangers, effectué, selon les principes du HACCP, à l’aide de tamis, au niveau des matières premières, à savoir essentiellement la poudre d’amande, et réalisé, au stade du conditionnement, par des détecteurs de métaux. Mais cela ne suffisait pas. Résultat : l’un de ses gros clients de la restauration hors foyer passait systématiquement tous ses produits aux rayons X dès leur sortie du conteneur réfrigéré.

Crises alimentaires

« Les Japonais sont très rigoureux », explique Benoît Szczepaniak, le directeur de l’usine de Mag’M, implantée à Geneston, non loin de Nantes (Loire-Atlantique). Pour rappel, en matière de contrôle de qualité, le niveau d’exigence des Japonais est très différent du nôtre et beaucoup plus élevé. À tel point que, lorsque les crises alimentaires ont lieu, elles déclenchent de véritables cérémonies d’excuses publiques.C’est donc tout naturellement que Mag’M a investi dans deux rayons X, modèle IX-GN-4044 d’Ishida. Les deux machines ont été installées, l’une après l’autre, dans l’unité nantaise, courant 2023. Elles sont situées en fin de ligne, avant la mise en carton. Le choix du matériel n’a pas été très compliqué : « Nous nous sommes rangés au niveau de qualité de notre client », indique Benoît Szczepaniak.

Mag'M Ishida RX plan large Stéphane Laure
Mag'M Ishida RX plan large Mag'M Ishida RX plan large (Stephane Laure)

Complementarités

La prise en main de l’équipement n’a pas été non plus très difficile. « Le personnel a été formé en une semaine. La présence de l’algorithme génétique permet à l’appareil d’affiner lui-même ses réglages, cela rend les choses plus simples », observe Adrien Loyer, responsable d’exploitation. La machine à rayons X contribue à repérer toute une série de particules qui ne sont pas visibles par le détecteur de métaux, c’est-à-dire les petits cailloux, les morceaux de verre, les os, ou, bien sûr, le métal. « La qualité de détection des métaux est plus fine avec les rayons X qu’avec un détecteur, puisqu’on arrive à retrouver des particules de 0,4 mm de diamètre. Mais, en même temps, le détecteur est plus performant sur certains types de métaux. Finalement, ce sont deux appareils complémentaires », souligne Adrien Loyer.

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Le détecteur à rayons X, modèle IX-GN-4044 d’Ishida, inspecte les produits en fin de process de conditionnement. Équipé d’un algorithme génétique, l’appareil affine lui-même ses réglages. Il en résulte un paramétrage beaucoup plus fin et rapide de la machine.

Mag'M Ishida RX detail

Faux positifs

Bien que l’appareil à rayons X ne puisse pas tout voir – en particulier les plastiques qui échappent à son « œil » en raison de leur faible densité –, il a renforcé la qualité du contrôle avec une baisse considérable des faux positifs, à moins de 0,2 %. Si, au départ, seuls les macarons destinés aux Japonais étaient vérifiés par ces machines, c’est maintenant l’ensemble de la production qui est ainsi analysé. Cela a permis d’augmenter la cote de confiance de l’entreprise, et ses perspectives de développement… « Des portes se sont ouvertes grâce à ces deux machines. C’est une excellente carte de visite pour gagner de nouveaux contrats au Japon et même ailleurs », se félicite Benoît Szczepaniak. Séduire par la qualité : tout un programme !

LE GROUPE ONORÉ EN CHIFFRES

• 200 millions d’euros de chiffre d’affaires.

• 1 000 salariés.

• 11 spécialités culinaires.

• 7 usines en Europe.

• 23 000 tonnes de produits vendus.

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