LSDH met 30% de rPET opaque dans ses bouteilles de lait

Le groupe agroalimentaire français systématise l’incorporation de matière recyclée dans les contenants produits dans ses usines.

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Bouteilles de lait avec 30, 50 et 100% de rPET opaque
Plus on abaisse le taux de rPET, plus on éclaircit la couleur. Avec 30% de rPET, la bouteille de lait UHT reste blanche.

Un minimum de 30% de polyéthylène téréphtalate (PET) opaque recyclé dans toutes ses bouteilles de lait dès cette année ! Parmi les pionniers du PET opaque, Laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel (LSDH) s’engage à systématiser l’incorporation de matière secondaire dans les contenants produits dans ses usines.

Une boucle fermée

Lancée sur le marché en 2008, plusieurs fois primée – avec, notamment, un Oscar de l’emballage en 2021 –, la bouteille de lait ultrahaute température (UHT) en PET opaque est le résultat d’un travail réalisé par un consortium réunissant huit partenaires, dont LSDH, avec le soutien de Citeo, qui a abouti à une boucle fermée. « LSDH a joué un rôle essentiel dans ce projet en rendant possible l’amorçage du recyclage de masse du PET opaque dès 2019 », souligne le groupe agroalimentaire familial.

Un appel d’air pour la filière

Toutefois, la question du taux de matière recyclée intégrée s’est rapidement posée. En effet, la bouteille faite à 100% de rPET opaque est grise. Au-delà de ses avantages environnementaux, elle bouleversait les codes du marché. Au point que son acceptation par les consommateurs était médiocre. « En revanche, plus on abaisse le taux, plus on éclaircit la couleur et plus on améliore l’acceptabilité spontanée », observe Jean-Thibault Geerts, directeur prospective et RSE de LSDH. À 50%, avec 30% dans la couche interne et 70% dans la couche externe, la teinte est légèrement verdâtre et est « très bien accueillie par les consommateurs : utilisée sur le bio chez Carrefour, cela fonctionne », selon le dirigeant. Et, à 30%, avec une couche interne entièrement en recyclé et une couche externe en vierge, la différence ne se perçoit pas, la bouteille reste blanche. D’où la décision prise. « Cette systématisation permettra de stimuler l’utilisation du rPET opaque, de créer un appel d’air pour le développement de la filière, se félicite ainsi Jean-Thibault Geerts. D’autant que nous continuerons de proposer des bouteilles pouvant contenir jusqu’à 50%, voire 100% de rPET. »

Un approvisionnement maîtrisé

Quant à l’approvisionnement en matière première, il est maîtrisé. « Tant que le flux développement n’est pas mature, nous la prenons en mélange, indique Jean-Thibault Geerts. Avec nos fournisseurs, nous savons travailler aussi bien le gisement provenant du surtri que celui contenant du non-alimentaire. »

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Le groupe se déclare donc très satisfait de la mise en place de cette filière spécifique, « réputée impossible il y a encore quelques années ». « La dynamique ainsi créée démontre qu’une mobilisation générale des acteurs de la collecte, du tri et de la régénération du PET opaque peut permettre une utilisation circulaire du matériau, une réponse pertinente au défi de la fin de l’usage unique. »

Présent dans les liquides alimentaires et dans le végétal, LSDH compte dix sites de production en France et emploie 2100 salariés.

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