Legrand investit 22 millions d’euros dans son usine de Montbard pour répondre au boom des datacenters
Le groupe Legrand va investir 22 millions d’euros dans son site de Montbard (Côte-d’Or), spécialisé dans les chemins de câbles pour datacenters. L’objectif : augmenter de 40% la capacité de production d'ici à 2030, avec un nouveau bâtiment de 2000 m² et des lignes modernisées. Ce renforcement accompagne la montée en puissance des datacenters dans l’activité du groupe, qui doit passer de 15 à 20% de part du chiffre d’affaires entre 2023 et 2025. L’usine intègrera des procédés plus sobres en énergie et élargira sa gamme de solutions pour mieux répondre à la demande tout en limitant son empreinte carbone.
WeeeCycling ambitionne de devenir un leader européen du recyclage de métaux critiques en investissant 85 millions d’euros
L’entreprise normande WeeeCycling va investir 85 millions d’euros pour doubler la surface de son site de Tourville-les-Ifs (Seine-Maritime) et multiplier par cinq sa capacité de production d'ici à 2030. Spécialisée dans le recyclage de métaux critiques (argent, cuivre, platine, radium) à partir de déchets électroniques, elle ambitionne de passer de 15000 à 80000 tonnes traitées par an. Ce procédé bas-carbone, unique en France, séduit déjà des géants comme Apple, Schneider ou Nokia. L’agrandissement s’accompagnera de la création d’une centaine d’emplois et de l’ajout de nouveaux métaux à son portefeuille, renforçant la souveraineté européenne sur les ressources stratégiques.
Cité Marine sauve l’usine de Pontivy et y investit 11 millions d’euros
Le groupe breton Cité Marine reprend l’usine de Traiteur de Paris à Pontivy (Morbihan), en liquidation judiciaire depuis avril, et y injecte 11 millions d’euros sur deux ans pour y lancer sa propre production. Spécialiste des produits de la mer et végétariens, l’entreprise conservera 61 des 85 salariés et installera trois nouvelles lignes entre 2026 et 2027. Le site, d’une surface de 6 000 m², devrait produire jusqu’à 10 000 tonnes par an une fois pleinement opérationnel. Ce rachat confirme la stratégie de croissance de Cité Marine, déjà forte de 10 usines et 2 000 collaborateurs dans l’ouest.
De meilleures conditions de vie pour les poulets chez LDC Groupe
Après trois années de mobilisation menée par l’association L214, le groupe LDC (Le Gaulois, Maître Coq), numéro un français de la volaille, adopte les critères du label European Chicken Commitment. Il prévoit d’améliorer significativement les conditions d’élevage : densité réduite, abandon des souches à croissance rapide, lumière naturelle et abattage plus respectueux. Ce changement concernera jusqu’à 400 millions de poulets par an d'ici à 2028, et pourrait faire boule de neige dans toute la filière agroalimentaire, espère L214 qui salue une «avancée historique».
Pierre Fabre va réduire de 70 % sa consommation d’eau dans le Tarn
Face aux enjeux de stress hydrique dans le Sud-Ouest, les laboratoires Pierre Fabre (Avène, Klorane, René Furterer) vont transformer leur site de Soual (Tarn) en une «usine sèche» grâce à un dispositif de réutilisation des eaux usées. L’investissement de 6,6 millions d’euros permettra de diviser par trois la consommation d’eau annuelle, passant de 100000 à 30000 m³ d’ici fin 2026. Les eaux grises seront épurées pour être réutilisées dans le nettoyage des équipements, tandis que les eaux noires serviront à l’arrosage des serres du conservatoire botanique voisin.
La start-up Stellaria lève 23 millions d’euros pour son mini-réacteur nucléaire
Issue du CEA et de Schneider Electric, la start-up grenobloise Stellaria a levé 23 millions d’euros pour développer son petit réacteur modulaire (SMR) de nouvelle génération, le Stellarium. Ce réacteur à sels fondus et neutrons rapides, inédit en Europe, vise une mise en service d’un démonstrateur de 10 MW d'ici à 2031. Capable de fonctionner avec du combustible usé ou des déchets radioactifs, il promet une production décarbonée avec un haut niveau de sûreté. S’appuyant sur des partenaires industriels majeurs (CEA, Technip Energies, Schneider), Stellaria compte aussi décarboner des centrales à charbon existantes en misant sur le rétrofit, tout en lançant une campagne de recrutement pour doubler ses effectifs.
Une seconde jeunesse pour Les Papeteries de Vizille
Fleuron industriel fondé au XVIe siècle, Les Papeteries de Vizille (Isère) lancent un ambitieux programme d’investissements de 45 millions d’euros sur quatre ans, avec le soutien de leur actionnaire Vicat. L’usine va se doter d’une nouvelle ligne de production de sacs industriels en papier, pour passer de 65 à 90 millions d’unités par an d’ici fin 2026. La capacité de production de papier sera également portée à 30 000 tonnes par an grâce à la modernisation des équipements. Enfin, l’installation de panneaux photovoltaïques et de nouvelles turbines hydroélectriques permettra d’atteindre un mix énergétique composé à 80 % d’énergies renouvelables.



