Le « steak végétal » sur le gril

Le Conseil d’État a validé la requête en suspension de Protéines France relative au décret du 29 juin interdisant aux protéines végétales de se référer aux produits carnés.

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Nutrition & Santé, production de steak de soja Revel (Haute-Garonne)
Nutrition & Santé, production de steak de soja Revel (Haute-Garonne)

Sursis ou victoire pour le « steak végétal » ? Le décret du 29 juin qui prévoit de bannir les références liées aux produits carnés pour des aliments à base de protéines végétales a été suspendu mercredi 27 juillet par le Conseil d’État. La juridiction a validé en urgence la requête de l’association Protéines France contre ce décret qui devait interdire dès le 1er octobre les appellations telles que « steak » ou « lardons » pour les produits à base de protéines végétales. Motif ? Le délai de mise en œuvre au 1er octobre ne laisse pas assez de temps aux professionnels pour s’organiser. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) contestait l’urgence à suspendre, estimant que la loi en 2020 avait laissé suffisamment de temps aux industriels pour prendre leurs dispositions avant le décret d’application du 29 juin dernier. Dans l’immédiat, le Conseil d’Etat rejoint l’Union européenne qui autorise l'usage des termes d'origine animale, sauf pour les produits à base de lait. Fondée en 2017, l’association Protéines France salue une décision de « bon augure » mais reste « prudente ». Son avocat, Guillaume Hannotin, se félicite que le Conseil d’Etat retienne « l’impossibilité pour les denrées végétales de sortir du champ lexical qui s'approche de près ou de loin de la viande ».  Reste à statuer sur le fond… 

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