Cocorico ! Le premier projet européen d’élimination de carbone on-shore vient d’être lancé et il vise la France. Derrière cette annonce, faite le 19 aout dernier, se cache la signature d’un partenariat stratégique entre la start-up RepAir, qui développe une technologie de capture directe du CO2 dans l’air (Direct Air Capture, DAC) consommant jusqu’à 70% moins d’énergie que les procédés conventionnels, et C-Questra, une start-up européenne spécialisée dans le stockage du carbone.
Selon Jean-Philippe Hiegel, directeur de la stratégie et de la croissance chez RepAir, et cité dans le communiqué de presse, « la combinaison de notre technologie, qui utilise seulement 0,6 MWh par tonne de CO2 capturé – contre 2,5 MWh pour la plupart de nos concurrents, et de l’ensemble de compétences unique sur le stockage de carbone de C-Questra répond à un obstacle majeur à la généralisation de l’adoption du DACS ».
Démontrer la capacité européenne à développer des projets DACS
« Notre partenariat avec RepAir nous permet de démontre la capacité européenne de faire mûrir les projets de DACS [direct air capture and storage, ndlr] », renchérit Walid Sinno, fondateur et PDG de C-Questra, dans le même communiqué. « C’est important pour contre-balancer le momentum créé par l’Inflation Act américain et faire réapparaître l’Europe comme un leader dans le domaine de l’élimination du carbone ».
Cette alliance devrait permettre la création de la première chaine de valeur pour le DACS, qui réunira sur un même site à Grandpuits, en Seine-et-Marne, le captage et le stockage (pour le développement duquel une demande de permis a été déposée par C-Questra). Les ambitions affichées du projet sont de retirer 100 000 tonnes de CO2 de l’atmosphère par an d’ici à 2030, et d’atteindre les mégatonnes d’ici à 2035.



