Le CNES veut multiplier les contrats avec les start-up du spatial pour accélérer leur développement

Grâce au volet spatial du plan France Relance, l’agence spatiale française va mobiliser des centaines de millions d’euros afin d’acheter des services auprès des jeunes entreprises innovantes. L’objectif : leur apporter un coup de pouce afin qu'elles puissent valider leurs technologies et asseoir leur crédibilité.

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Constellation de nanosatellites Unseenlabs
Minisatellites, nouveaux lanceurs, exploitation des données spatiales... Autant de nouveaux champs sur lesquels le CNES est prêt à nouer des contrats avec les start-up.

Mieux que des subventions, des contrats pour les start-up spatiales tricolores ! C’est la conviction exprimée par Philippe Baptiste, le président du CNES (Centre national d’études spatiales) à l’occasion de ses vœux à la presse le 11 janvier. "Les start-up ont cruellement besoin de contrats pour démontrer leurs capacités. C’est ça qui va les crédibiliser et les faire monter en compétence. Je suis convaincu qu’un de nos rôles d’agence, c’est de développer cette démarche contractuelle avec des jeunes entreprises".

L’un des objectifs principaux du CNES est d’accompagner les nouveaux acteurs qui arrivent dans le secteur du spatial avec des idées disruptives, que ce soit dans le domaine des nouveaux lanceurs, des constellations, de l’exploitation des données satellitaires, des nouveaux services en orbite (opérations de ravitaillement et de déplacement de satellites, surveillance de l’espace pour localiser les débris etc).

Le Centre national d’études spatiales promet d’y consacrer des centaines de millions d’euros ces prochaines années. De l’argent venu essentiellement du plan France Relance, qui flèche près des 1,5 milliard d’euros vers le secteur spatial sur la période 2022-2026. Il s’agit de faire émerger des nouveaux champions aux côtés des géants tels qu'ArianeGroup, Thales, Airbus… qui eux-mêmes bénéficient toujours de contrats auprès du CNES. 

Un partenariat avec la start-up U-Space

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L’agence spatiale a ainsi déjà passé un contrat avec la start-up toulousaine U-Space qui développe des minisatellites de nouvelle génération de quelques kilos seulement. Grâce au premier satellite de démonstration qui doit être mis sur orbite au second semestre de cette année, le CNES envisage d’assurer des missions de surveillance du spectre radiofréquence civil et d’identification des sources de brouillage. "Outre l'apport d'une aide technique, c’est une confiance forte que l’on exprime à cette start-up à travers l’achat de services qui lui donneront les moyens de grandir rapidement", a expliqué le patron du CNES.

L’agence spatiale a également évoqué la possibilité d'acquérir des services de lancement auprès des nouveaux acteurs qui investissent ce domaine et qui auraient déjà prouvé un certain niveau de maturité. Ou encore l’achat de capacités d’observation de la Terre auprès de sociétés qui chercheraient à conquérir ce marché. "En retour, on va bénéficier de leurs apports pour accélérer nos propres programmes", renchérit Philippe Baptiste

Parallèlement à cette dynamique, le CNES a également co-développé l’an dernier avec Bpifrance le fonds de capital-risque CosmiCapital. Doté d'une quarantaine de millions d'euros et géré par la société Karista, il accompagne exclusivement des start-up spatiales.

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