C’était bien avant les débats houleux autour du règlement sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR) de 2023 tandis que les prémices de la loi Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) de 2020 laissaient entrevoir un avenir compliqué pour les emballages légers en bois en mal de filière de recyclage. Un accord avec Citeo, la société agréée pour la valorisation des emballages et papiers ménagers au titre de la responsabilité élargie des producteurs (REP), avait toutefois permis d’obtenir un statut particulier grâce à la valorisation énergétique. Le barème 2024 est désormais beaucoup plus favorable.
En janvier 2019, Emballages Magazine annonçait la construction d’une nouvelle usine au sein de Lacroix Emballages. Installée à Branges (Saône-et-Loire), cette nouvelle unité qui emploie actuellement quelque 50 salariés est conçue pour prendre le relais de l’usine de Cousance (Jura) arrivée à saturation. Dédiée au peuplier déroulé pour les fromages et l’agroalimentaire, elle a bénéficié d’un investissement initial de 20 millions d’euros. Avec le cas emblématique de la boîte de camembert en étendard de PPWR, le matériau a obtenu, pour le moment, une dérogation avec clause de revoyure. C’est dans ce contexte que l’usine commercialise ses premières productions depuis quelques mois.
Fondé en 1946 et établi à Bois-d’Amont (Jura) et présent dans le bois, matériau historique, le carton et le plastique, Lacroix Emballages, dirigé par Claire Lacroix, la petite-fille du fondateur, compte désormais 31 sites dans une dizaine de pays, emploie plus de 1500 salariés pour un chiffre d’affaires de 268 millions d’euros en 2022, dont près de 60% hors de France.



