La rénovation des frégates franco-italiennes, un méga-contrat pour les industriels tricolores de la défense

Le chantier de rénovation des quatre frégates franco-italiennes de défense aérienne va s’élever à 1,5 milliard d’euros. Naviris, la filiale commune à Naval Group et Fincantieri, sera en charge de la partie concernant les navires tandis que MBDA et Thales s'occuperont de la modernisation du radar et du système de défense anti-aérienne.

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frégates franco italienne Horizon
Grâce à la modernisation de leur système de combat, les bâtiments italiens et français seront capables de contrer des attaques par missiles hypersoniques et balistiques ainsi que des attaques de missiles supersoniques à trajectoire rasante.

La rénovation des frégates de défense anti-aérienne déployées dans les marines italienne et française est lancée. L’OCCAR, l’organisation conjointe de coopération en matière de programme d’armement, a sélectionné les industriels en charge de ce chantier. La valeur du contrat atteint 1,5 milliard d’euros. Il s’agit de redonner du souffle à des bâtiments arrivés à mi-vie, aussi bien les deux navires de la Marine nationale que ceux de la Marina militare italienne. Ces navires, longs de plus de 150 m et capables d’emporter un équipage de 210 marins, interviennent en première ligne en cas de combats de haute intensité, assurant des missions de défense anti-aérienne. Issues d’un programme franco-italien, les frégates ont été construites en 2000 et 2010.

D’une part, l’OCCAR a confié à Naviris, la société commune 50/50 à Naval Group et Fincantieri, le contrat de refonte à mi-vie concernant les frégates. En 2020, les deux fabricants de navires militaires industriels avaient déjà été sélectionnés pour réaliser les études de faisabilité. «Avec ce programme de rénovation, les frégates de la classe Horizon vont bénéficier d’une modernisation à l’état de l’art de l’ensemble du bâtiment, parallèlement à l’amélioration de leurs capacités anti-aériennes», précisent les sociétés dans un communiqué commun. Naviris doit finaliser dans les jours qui viennent le contrat de sous-traitance, qui aura une valeur de 211 millions d’euros.

Thales et MBDA en première ligne

D’autre part, l’organisation de coopération en matière d’armement a confié à Eurosam, GIE entre MBDA et Thales créé en 1989, la modernisation du système anti-aérien principal, le PAAMS, ainsi que le radar de longue portée (LRR) des frégates. «Le nouveau système sera en capacité de neutraliser les menaces prévisibles pour la décennie à venir – missiles hypersoniques et balistiques, missiles supersoniques à trajectoire rasante, missiles de croisière hyper véloces, drones aériens et aéronefs manœuvrants, y compris dans les scénarios d’attaque par saturation », détaillent les sociétés retenues.

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