Les objectifs restent les mêmes dans les éoliennes. Le gouvernement français compte maintenir le rythme actuel de développement de l'éolien terrestre avec 1,5 gigawatt (GW) de puissance installée supplémentaire par an, a déclaré Olga Givernet, ministre déléguée chargée de l'énergie. Elle s'est exprimée mercredi 2 octobre, lors d'une conférence organisée par l'organisation professionnelle France Renouvelables. La ministre a également déclaré que les décisions du nouvel exécutif seraient «fidèles» à l'objectif de la France d'atteindre 45 GW d'éolien en mer en service en 2050.
Elles incluront l'annonce dans les prochains jours d'une cartographie des «zones prioritaires» de développement de l'éolien en mer, suivie par un appel d'offres d'ici début 2025. Ces annonces confirment les projets du précédent gouvernement, dont le texte de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) a été freiné par l'absence de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Il était prévu à l'origine pour l'été 2023. Selon les versions successives présentées depuis la fin de l'année dernière, la PPE visait un maintien du rythme de développement de l'éolien terrestre à 1,5 GW par an, avec une «répartition plus équilibrée entre les territoires» et une capacité installée de 33 à 35 GW en 2030, contre 22 GW environ à fin 2023.
Développement conjoint du nucléaire et des énergies renouvelables
Lors de son discours de politique générale, mardi 1er octobre, le Premier ministre Michel Barnier a déclaré que le gouvernement comptait poursuivre «résolument» le développement du nucléaire, mais aussi des énergies renouvelables, tout «en mesurant mieux tous leurs impacts» - en particulier dans l'éolien - et que «les travaux de planification» reprendraient «immédiatement». Lors de la campagne des élections législatives, le Rassemblement national (RN) s'était engagé à «arrêter» les projets éoliens et à «démanteler progressivement» les parcs existants.
Avec Reuters (Reportage par Benjamin Mallet, édité par Blandine Hénault)


