En pointe sur le sujet il y a 3 ans, le Cercle national du recyclage (CNR) n’a pas tardé à réagir au retour de la consigne pour recyclage dans les débats. Comme annoncé le 20 janvier par Emballages Magazine, industriels, embouteilleurs, distributeurs, collectivités territoriales, associations de consommateurs et organisations non gouvernementales (ONG) sont conviés le 30 janvier par Bérangère Couillard, secrétaire d'État à l'Écologie, à s'exprimer sur le sujet pour tenter de sortir du blocage.
Voulue par Brune Poirson, secrétaire d'État à l'Écologie, alors qu'une certaine Élisabeth Borne était ministre de la Transition écologique et solidaire, cette disposition de la loi Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec) avait déclenché une polémique homérique en 2019.
Dommages collatéraux
Dans un communiqué en date du 24 janvier, l’association d’élus centrée sur le « développement de la collecte sélective des déchets ménagers en vue de leur recyclage » indique que « le projet de consigne pour les bouteilles de boissons en plastique » - le polyéthylène téréphtalate (PET) pour l’essentiel - est « une fausse bonne idée » qui entraine « des dommages collatéraux ».Dans le cadre d’une « analyse des conséquences économiques », le CNR articule « une note d'information » en quatre points sur les coûts, les dépenses, les recettes et les conséquences sur les matériaux. Avec une invitation explicite « à se positionner rapidement sur ce sujet », le CNR s’adresse notamment aux metteurs sur le marché qui verraient; avec la consigne pour recyclage, « une croissance de leurs éco-contributions par matériaux de 27 % voir de 51 % si la répartition se fait uniquement sur les plastiques ». Montant de la facture ? 215 millions d'euros



