L’Union européenne pourrait interdire les PFAS accusées de causer des dommages sur l’environnement et la santé

L’Agence européenne des produits chimiques a rendu publique, mardi 7 février, une proposition déposée par l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et la Norvège pour interdire les PFAS, jugées responsables de dommages environnementaux et de problèmes de santé et massivement utilisées dans l'industrie. Elle ouvrira une consultation publique le 22 mars.

Des produits chimiques éternels. C’est ainsi que sont surnommés les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), qui ne se décomposent pas en raison de leur composition chimique. L'Agence européenne des produits chimiques (Echa) a rendu publique, mardi 7 février, une proposition visant à les interdire, dans ce qui pourrait devenir la plus vaste réglementation de l'industrie chimique européenne. Elle ouvrira une consultation publique le 22 mars.

L'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et la Norvège - qui n'est pas membre de l'UE - y ont collaboré et ont indiqué dans une déclaration commune mardi 7 février que, si elle était adoptée, elle deviendrait «l'une des plus grandes interdictions de substances chimiques jamais imposées en Europe». «Une interdiction des PFAS réduirait les quantités de PFAS dans l'environnement sur le long terme. Elle rendrait également les produits et les processus plus sûrs pour les humains», ont-ils ajouté. L'Echa estime elle 

Car celles-ci sont utilisées dans des dizaines de milliers de produits (voitures, textiles, équipements médicaux, éoliennes) en raison de leur résistance aux températures extrêmes et à la corrosion et sont associées à plusieurs problèmes de santé tels que le cancer, le dysfonctionnement hormonal et l'affaiblissement du système immunitaire, ainsi qu'à des dommages environnementaux.

Des solutions de remplacement inexistantes «dans de nombreux cas»

Deux scénarios seront étudiés. Celui d'interdire sans dérogation les plus de 10 000 PFAS concernées avec une période transitoire de 18 mois. Ou celui interdisant, avec des dérogations allant jusqu'à 12 ans dans certains secteurs pour permettre aux entreprises de plancher sur la mise en place de substituts, les substances. «Dans de nombreux cas, il n'existe actuellement aucune solution de remplacement, et dans certains cas, il est possible qu'il n'en existe jamais», ont déclaré les cinq pays qui soutiennent la deuxième option.

Deux comités scientifiques de l'Echa vont examiner la conformité de la proposition avec la réglementation européenne globale sur les produits chimiques puis procéder à une évaluation scientifique et consulter l'industrie. Si elle était adoptée, la nouvelle réglementation entrerait probablement en vigueur en 2026 ou 2027, selon la proposition.

Avec Reuters (Reportage de Ludwig Burger, version française Dina Kartit, édité par Kate Entringer)

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