L’essor du renouvelable se confirme. Hydroélectricité, éolien, solaire et bioénergies (combustion de biogaz, bois et déchets) ont participé à hauteur de 26,9 % de la couverture de la consommation d’électricité de France hexagonale en 2020, d’après le décompte publié mardi 23 février par le Syndicat des énergies renouvelables, le réseau de transport (RTE), de distribution (Enedis) et l’agence ORE. C’est une progression de quatre points par rapport à l’année précédente, où les énergies renouvelables ont couvert 23,1 % de la consommation d’électricité en France métropolitaine.
Deux facteurs expliquent cette croissance, selon le communiqué commun : une baisse de la consommation d’électricité en raison de la crise sanitaire d’une part, une production d’électricité renouvelable « qui atteint son plus haut niveau historique en 2020 » d’autre part.
L'hydraulique et l'éolien en tête
La production totale s’élève ainsi à 120,7 TWh, représentant une hausse de 10,4 % par rapport à 2019 et de 47 % par rapport à 2012. Les filières hydraulique et éolienne sont les plus grosses contributrices, pesant respectivement pour 50 % (60,8 TWh) et 33 % (39,7 TWh) dans la production d’électricité renouvelable en 2020. Bien derrière, l’électricité renouvelable produite par le parc solaire compte pour 10 % du total (12,6 TWh), tandis que la contribution du parc bioénergies s’élève à 6 % (7,6 TWh).
Si la part du renouvelable dans le mix énergétique est croissante, le nucléaire domine toujours très largement la production d’électricité en France. Dans un communiqué sommaire, le groupe EDF indique ainsi que la production d’origine nucléaire en France monte à 335 TWh sur l’année 2020, soit près de trois fois plus que l’ensemble des parcs hydraulique, éoliens, solaire et bioénergies.



