À l’occasion de l’ouverture du salon Hyvolution, mercredi 11 mai, Gen-Hy a annoncé implanter sa première usine de production d’électrolyseurs à membrane échangeuse d’anion (AEM), une technologie de rupture, au Pays de Montbéliard Agglomération (dans la zone d’activité Technoland 2). L’usine de la jeune pousse industrielle, qui doit atteindre 8 000 m2 et être opérationnelle au cours de l’année 2023, devrait être en capacité de produire 30 MW de ses systèmes d’électrolyseurs modulaires (de 50kW à 4MW) chaque année. La société y investit 15 millions d'euros (hors immobilier).
Technologie de rupture
Cette annonce intervient trois ans après la naissance de Gen-Hy et à peine six mois après le lancement de la pré-production de ses membranes anioniques (en décembre 2021), au sein de son site de 1000 m² situé à proximité de l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne). Un coup d’accélérateur vers la montée en maturité de ces électrolyseurs alcalins de deuxième génération, dont les performances théoriques sont très prometteuses : leur efficacité énergétique atteindrait plus de 85% sans consommer de métaux rares (contrairement aux électrolyseurs à membrane échangeuse de protons, PEM).
« La technologie AEM cumule les avantages des deux électrolyseurs les plus matures, à savoir l’alcalin à électrolyte liquide et celui à membrane échangeuse de protons », avait résumé Sébastien Le Pollès, président de Gen-Hy lors d’une récente rencontre avec Industrie & Technologies.
Spin-off de FlexFuel Energy Development – société française spécialisée dans le décalaminage de moteur par injection d’hydrogène –, Gen-Hy maîtrise (et continue d’améliorer) la très secrète recette de fabrication des membranes AEM à la suite d’une collaboration de cinq années avec des laboratoires français et l’appui de la DGA (Direction Générale de l’Armement).



