Produire rapidement, quasi sans délais, avec des niveaux de qualité qui se rapprochent et souvent atteignent les procédés d’impression conventionnels : les atouts du numérique sont connus des fabricants d’étiquettes. C’est ce qui explique, d’ailleurs, que sur ce segment d’activité, une presse achetée sur deux soit désormais numérique.
Étiquettes Pierre Foucher (EPF) vient d’investir dans sa deuxième machine. Après avoir opté pour une machine à toner sec, en l’occurrence une Konica Accurio Label 230, l’imprimeur basé à Saint-Doulchard, dans la banlieue de Bourges (Cher), a choisi une presse équipée d’un moteur jet d’encre UV, une Screen L350 SAI S. L’investissement fait partie d’une enveloppe de 750 000 euros, sur trois ans, que l’entreprise a allouée à la modernisation et à la diversification de son parc machines. « Il faut investir dans du bon matériel pour attirer de nouveaux clients », argumente Nicolas Lavalette, directeur d’EPF. Fondé il y a 100 ans et spécialisé historiquement dans les étiquettes dites « américaines », constituées d’un support avec un œillet, EPF s’est diversifié dans les années 1980 dans les étiquettes adhésives. Or, comme la plupart de ses confrères, l’entreprise est confrontée depuis quelques années aux exigences toujours plus pressantes de sa clientèle en termes de réactivité.
Rentabilité et qualité
« Pour traiter les gros tirages de nos clients nationaux et locaux, nous avions déjà investi dans des imprimantes flexo analogiques. Mais pour les clients locaux, pour lesquels la réactivité et le service priment, avec par exemple des délais de production de 48 ou 72 heures, nous avions besoin d’une deuxième imprimante numérique dans une optique de rentabilité et de qualité. » Plusieurs raisons ont conduit EPF à opter pour une presse Screen parmi lesquelles la possibilité de disposer de sept couleurs afin d’élargir la palette de choix Pantone, la qualité d’impression ou encore la compacité du matériel. Mais, la principale est sans doute la facilité de programmation et d’exécution. « Cette rapidité est primordiale, car certains de nos clients n’ont presque plus de stocks physiques. Ils préfèrent commander de nouvelles étiquettes quand ils en ont besoin », rappelle le directeur de l’entreprise. Filiale du groupe Aixor depuis 2011, EPF réalise un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros avec dix-huit personnes.



