À l’occasion de la journée mondiale sans sac plastique, le 3 juillet, Elipso a voulu « sensibiliser à l’utilisation de ces contenants dont les déchets abandonnés peuvent engendrer un impact significatif pour l’environnement ». Dans une note de position, le syndicat des fabricants d’emballages en plastique défend les solutions compostables, complémentaires des produits recyclables et réemployables, et en appelle au gouvernement pour la mise en place d’une filière de « collecte obligatoire, séparée des biodéchets, dans la continuité de leur tri à la source ».
Au-delà, il propose d’établir des principes généraux pour ces emballages. Sa démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en application du règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages (PPWR) et rejoint celles mises en œuvre dans l’agroforesterie et le maraîchage, entre autres.
Un tarif dédié
En coordination avec l’Association française des compostables biosourcés (AFCB), Elipso souhaite que la France se dote d’une filière des biosourcés et d’une autre des compostables, suggérant une liste d’applications possibles qui pourraient répondre aux deux qualifications au sens de l’article 9 du règlement PPWR, notamment les sacs de fruits et légumes, les enveloppes entourant les sachets ou dosettes de café ou thé, les emballages favorisant la collecte des biodéchets dans la restauration… Afin d’accompagner la reconnaissance de ces cas spécifiques, l’organisation professionnelle demande aussi un tarif dédié de la part des éco-organismes en charge des emballages ménagers, différent de celui des contenants non recyclables destinés à l’incinération ou l’enfouissement. En complément, des critères liés à l’origine biosourcée de la matière – avec un pourcentage minimal imposé – et à la mise en place « prioritaire » d’une filière industrielle de collecte des biodéchets devraient être ajoutés à ce type d’emballage. Enfin, parce qu’une telle filière contribue à assurer une valeur économique au biodéchet et génère un gisement local de compost, ces emballages doivent être certifiés compostables selon les normes du process industriel. Ainsi, quand bien même ces produits seraient abandonnés dans la nature, ces « matériaux bien identifiés » finiraient par se dégrader dans le sol « sans source de pollution plastique persistante ».



