Après le Covid, les droits de douane… L’industrie de la palette, où le bois représente quelque 75% du prix de revient des produits, s’inquiète des tendances à la hausse enregistrées sur trois des principaux marchés européens que sont l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. « Les indices ont montré des augmentations significatives au cours des deux derniers trimestres», indique la Fédération européenne des fabricants de palettes en bois et d’emballages (FEFPEB) dans un communiqué. L’indice HPE allemand pour le bois de palette serait ainsi passé de 391,09 à 419,09 entre janvier et avril de cette année, tandis qu'en France, la Fédération nationale du bois (FNB) s'attend à ce que la pression mondiale sur les prix des grumes pousse le prix du bois de sciage à la hausse.
Un marché instable
Fait intéressant, ces hausses ont lieu sans qu’il y ait une augmentation effective de la demande. D’après la FEFPEB, c’est notamment l’instabilité du marché qui conduit à cette tendance inflationniste sur les prix des essences des résineux. La fédération cite les droits de douane américains, déjà introduits ou simplement prévus, qui ont conduit les industriels pas forcément liés à l’emballage à constituer des stocks pour éviter de payer, demain, des taxes supplémentaires. Du point de vue général, le marché évolue différemment dans le monde. Les signes positifs enregistrés dans certains pays, tels que la Chine, qui a fait preuve de résilience, ou la hausse de la production industrielle dans l’Union européenne, sont contrebalancés par les baisses significatives du Japon et des États-Unis.
Énergie et salaires
Les facteurs géopolitiques, quant à eux, contribuent à maintenir bas le niveau de confiance des entreprises, ce qui ralentit la demande dans l'ensemble. « Des données de marché indépendantes provenant de toute l'Europe et des rapports de nos membres suggèrent que nous entrons dans une période particulièrement difficile pour le secteur des palettes en bois et de l'emballage. L'inflation continue des prix de l'énergie, du transport et d'autres intrants, les pénuries de main-d'œuvre, les augmentations de salaires et l'instabilité géopolitique sont autant de facteurs qui créent un contexte dans lequel les prix du bois scié ont été poussés à la hausse, alors que la demande est généralement stable », résume Fons Ceelaert, le secrétaire général de la FEFPEB.



