Acquis en mai 2019 par Moët Hennessy (groupe LVMH) et en conversion biologique depuis août 2020, le domaine Château Galoupet, cru classé de Provence, à La-Londe-les-Maures (Var), lance ses premiers vins rosés bio. Avec une approche audacieuse et très décalée par rapport à leur positionnement haut de gamme et au marché, l’ambition de LVMH étant de « proposer une expression exceptionnelle et exemplaire de ce terroir unique qu’est la Provence, dans le plus grand respect de l’environnement, de la terre au verre ».
Grande flasque
Le rosé AOP côtes-de-provence Galoupet Nomade est proposé ainsi dans la bouteille plate en polyéthylène téréphtalate recyclé (rPET), du britannique Packamama, issu de la scission de Garçon Wines. Le groupe la présente comme « innovante et ultralégère (67 g) en plastique 100% recyclé provenant du programme POP (Prevented Ocean Plastic) » de collecte des déchets sur le littoral. Et d’ajouter : « Entièrement recyclable, elle est 87% plus légère que la moyenne des bouteilles de vin en verre et 40% moins épaisse. » Son concepteur l’a imaginée comme une grande flasque pour qu'elle puisse être déposée dans une boîte aux lettres de taille standard et résoudre ainsi le problème de livraison à domicile des commandes. Cela tombe bien : Galoupet Nomade, dont le tirage est de 3000 cols, est commercialisé exclusivement sur des sites d’e-commerce.
Verre allégé et recyclé
La rupture est moins prononcée pour le cru classé Château Galoupet, mais la démarche d’écoconception se veut tout aussi vertueuse. En effet, la bouteille, de couleur ambrée, est en verre recyclé à 70% et pèse 499 grammes, contre 770 grammes en moyenne pour une bouteille de rosé conventionnelle. Elle est produite par VOA (groupe Verallia) à Albi (Tarn). L’agence FutureBrand Paris a accompagné le producteur pour l’ensemble de l’identité visuelle, jusqu’au choix des bouteilles.



