Comment Ianesco recycle ses flacons d’analyse

Le laboratoire poitevin détourne de l’incinération ou de l’enfouissement quelque 5 tonnes de plastique.

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Flacons d'analyse
Ianesco utilise chaque année quelque 110 000 flacons en plastique pour réaliser 400 000 tests et analyses.

Comment valoriser les milliers de flacons en plastique utilisés pour les analyses de l’eau et de l’air et les prélèvements pratiqués ? Chez Ianesco, à Poitiers (Vienne), ce sont quelque 110 000 contenants qui servent chaque année à réaliser 400 000 tests pour aussi bien des industriels que des collectivités. Soit 7 tonnes de déchets plastique générées. Mais, jusqu’à présent, pour des raisons de qualité et de traçabilité des analyses, ces flacons finissaient incinérés ou enfouis. La visite de la start-up Plaxtil, à Châtellerault (Vienne), spécialisée dans le recyclage des masques ainsi que d’autres déchets textiles et/ou plastique, a donné des idées à son Pdg, Olivier Farot.

Le projet a abouti à un partenariat entre plusieurs structures locales. Ianesco a d’abord investi 20 000 euros dans une ligne de broyage de ses flacons. L’établissement d’aide par le travail (Esat) Essor, à Mignaloux-Beauvoir, dans l’agglomération poitevine, fournit la main-d’œuvre pour ce travail. L’entreprise d’injection plastique Né-Auplast, à L’Isle-Jourdain (Vienne), transforme ensuite ces broyats en dalles d’engazonnement, que Plantco France, implanté à Civaux, toujours dans la Vienne, commercialise auprès des aménageurs et des paysagistes. Un problème reste cependant à résoudre : en étant mélangées aux broyats, les étiquettes, difficiles à ôter, rendent le matériau cassant. Il n’empêche : Ianesco entend bien recycler l’intégralité de ses flacons dès 2026.

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