Travailler plus en amont avec les constructeurs de machines de conditionnement afin que leurs équipements soient conçus de manière à accueillir les modules de décontamination à la lumière pulsée : tel est le sens de la démarche que Claranor vient d’engager avec trois d’entre eux, Thimonnier, R.Laurent et Primoreels. Par ce biais, le spécialiste de la décontamination vise à faciliter l’emploi de sa technologie chez les clients finals, « à éviter, comme le rappelle Isabelle de Forsanz, la responsable de la communication et du marketing de l’entreprise, qu’il faille ensuite modifier la structure de la machine pour l’équiper des modules et des capotages optiques ». Etde préciser : « De cette manière, les équipements peuvent être vendus déjà équipés, dans le cadre d’une offre clé en main. »
Pour rappel, la lumière pulsée sert à décontaminer les emballages et les bouchons avant qu’ils ne soient remplis, grâce à l’action des rayonnements lumineux. Le principal intérêt de la technologie repose sur le fait qu’elle n’utilise pas de produits chimiques, ne rejette donc pas d’effluents et qu’elle ne consomme qu’une faible quantité d’énergie. En se rapprochant de Thimonnier, R.Laurent et Primoreels, Claranor s’est intéressé à un secteur spécifique, l’industrie des produits laitiers. L’objectif est d’éliminer, en cassant leur ADN, les micro-organismes qui, comme les bactéries ou les moisissures, peuvent s'installer en surface des matériaux d’emballages ou dans les anfractuosités du pas de vis d’un bouchage.
Embase et bouchon
Pour Thimonnier, qui développe des machines d’ensachage près de Lyon, Claranor est intervenu sur une ligne de conditionnement Doypack de produits laitiers, modèle SF102. Cette machine a été équipée de deux modules compacts qui assurent une décontamination de l’embase et du bouchon. Avec R.Laurent, qui est spécialisé dans les machines de capsulage, et qui est très présent dans le domaine des laits infantiles, la collaboration repose sur le développement d’un module de traitement ultrapropre pour couvercles avec ou sans cuillère, comprenant un système de dépoussiérage, un convoyeur à bandes et un module de décontamination. Deux lignes ainsi équipées ont déjà été vendues à l’international par l’entreprise basée à Pontailler-sur-Saône (Côte-d’Or) pour un site hollandais d'un laitier français. Deux autres machines sont en production pour une autre unité du même client, en Asie.

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Concernant Primoreels, le partenariat est encore plus grand puisque les deux entreprises se sont associées pour intégrer, en natif, une solution de décontamination sur les operculeuses du constructeur danois. De cette collaboration découlent également des économies sur les matériaux d’emballage et une décontamination plus sûre et plus simple. « Pour l’industriel c’est du gagnant-gagnant, car il n’aura pas de frais additionnels à supporter du fait de l’intégration des modules, de plus, il peut se baser sur des résultats déjà connus en termes de microbiologie, faisant l’économie, là aussi, de coûts de développement supplémentaires », explique Isabelle de Forsanz. L’équipementier travaille régulièrement avec d'autres constructeurs, comme Serac, qui emploie ses systèmes sur ses machines de remplissage.
Installé à Avignon (Vaucluse), Claranor réalise un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros avec un effectif de 40 personnes.



