Citeo et Paris unis contre les déchets abandonnés

Au titre de la responsabilité élargie des producteurs (REP), une convention dotée d’un budget de 29 millions sur trois ans doit permettre de lutter contre ce fléau.

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Jean Hornain (Citeo) Antoine Guillou (Paris) Emmanuel Grégoire (Paris) déchets abandonnées novembre 2023 salon des maires
Jean Hornain (Citeo), Antoine Guillou (Paris) et Emmanuel Grégoire (Paris) ont signé la convention lors du SMCL.

À l’occasion du Salon des maires et des collectivités locales (SMCL) qui se tenait du 21 au 23 novembre 2023 au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, Citeo et Ville de Paris ont signé, le 22 novembre, une convention sur les déchets abandonnés.

Étaient présents Emmanuel Grégoire, premier adjoint, et Antoine Guillou, adjoint à l’espace public, à la réduction des déchets, au recyclage et au réemploi et à l’assainissement, pour Paris, ainsi que Jean Hornain, directeur général, et Sabine Haltebourg, directrice régionale en charge de l’Île-de-France IDF, du côté de Citeo. Une première très symbolique pour la société agréée pour la valorisation des emballages et papiers ménagers au titre de la responsabilité élargie des producteurs (REP)… Pour mémoire, l’agrément de l’éco-organisme a été élargi aux déchets abandonnés en application d’une disposition de la loi Antigaspillage pour une économie circulaire (Agec).La convention porte sur une enveloppe de quelque 29 millions d’euros sur trois ans. À l’approche des jeux Olympiques (JO), cet «enjeu majeur » de « dégradation du cadre de vie » associe « propreté », « écologie » et « civisme ». Selon Antoine Guillou, « la fainéantise du citoyen alcoolisé » a des conséquences bien réelles. 

Espaces interstitiels 

Trois axes sont au programme : caractérisation des déchets, formalisation d’un plan de lutte contre les déchets abandonnés (PLDA) et organisation du suivi des résultats. Si les lieux touristiques sont directement concernés, seront également traités les « espaces interstitiels » tels que les abords du boulevard périphérique. Parce que « Paris, c’est Paris », Jean Hornain se dit « particulièrement fier d’entamer cette démarche, en travaillant à la fois sur la prévention, la sensibilisation et le nettoiement ». À l’image des Trilib’, des dispositifs de collecte comme les « abri-bacs » dans les parcs et jardins pourront, le cas échéant, venir compléter le parc de poubelles, du nom d’un certain préfet de Paris. Le directeur général évalue à 200 millions le budget nécessaire pour venir à bout de ce fléau sur l’ensemble du territoire.

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