Bercy interpellé sur la pénurie de verre

Les entreprises des vins et spiritueux tirent la sonnette d’alarme sur les approvisionnements et les prix des bouteilles. Elles espèrent le soutien du ministère de l’Economie.

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Production de bouteilles verre à Vauxrot (Aisne)
La filière des vins et spiritueux s'alarme des prix, des volumes et qualités de bouteilles livrés, ainsi que des délais de livraison.

Situation critique, mise en danger du modèle économique… Déjà très en colère en 2022, les entreprises de la filière des vins et spiritueux tirent à nouveau la sonnette d’alarme face à la pénurie de verre. Dans un communiqué commun, l’Union des maisons et des marques de vin, la Fédération française des spiritueux, la Fédération française des vins d’apéritif, la Coopération agricole – vignerons coopérateurs, la Confédération des vins IGP de France, les Vignerons indépendant, la Confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin d’appellation d’origine, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs demandent une intervention de Bercy.

Aléas ingérables

La filière, fortement utilisatrice d’emballages en verre, pointe l'explosion des tarifs ainsi que la « chute exceptionnelle » de la disponibilité en verre creux en France « qui pénalise l’ensemble des entreprises du secteur ». « Les entreprises sont confrontées à des aléas ingérables sur les volumes et les qualités livrées comme sur les délais de livraison », résume-t-elle. Les conséquences sont multiples. Certains marchés d’exportation sont perdus en raison de cette pénurie, couplée aux difficultés touchant le transport maritime. En France, des lignes d’embouteillage sont arrêtées, ce qui génère du chômage partiel et perturbe l’alimentation des circuits commerciaux. Les fournisseurs de la distribution subissent enfin des pénalités logistiques en l’absence de livraison dans les temps. Autre argument, et pas le moindre : les verriers ne fournissent plus de bouteilles dites « super allégées » et donnent la priorité aux modèles les plus lourds.

Injonctions contradictoires

« Dans ce contexte, les entreprises des vins et spiritueux se trouvent face à des injonctions contradictoires – entre les exigences environnementales, notamment de réduction du poids des emballages, et la performance export liée à la disponibilité d’emballages – qu’elles n’ont pas le moyen de résoudre », exposent les neuf organisations professionnelles. Leur appel aurait été entendu et un retour promis prochainement.

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