Joie et soulagement, c'est souvent le mix d’émotions au moment du lancement d'une fusée. Mais le 13 juillet à Kourou (Guyane), au lancement de la fusée Vega-C, les émotions ont été particulièrement fortes pour les équipes de l’Agence spatiale européenne (ESA), du constructeur Avio et d’Arianespace, en charge de sa commercialisation.
Des nerfs mis à rude epreuve
Le lanceur de 35 mètres de haut a mis sur orbite l’ensemble de sa cargaison abritée sous une coiffe agrandie: le satellite scientifique italien LARES-2 à une altitude d’environ 5 900 kilomètres, ainsi que six minisatellites. Mais en amont, le cocktail d’émotions à l’occasion de ce tir a été intense. Pour deux raisons.
D’une part car le lancement ne s’est pas tout à fait passé comme prévu, jouant avec les nerfs des protagonistes présents au Centre spatial guyanais (CSG). Malgré la météo parfaite, la séquence de lancement a été arrêtée par deux fois, in extremis, à quelques minutes du décompte final. La première fois, le directeur des opérations du CSG a stoppé le tir du fait d’un souci rencontré au niveau du pas de tir. Bis repetita une heure plus tard. Cette-fois ci, un souci au niveau des mécanismes de sauvegarde a entraîné une nouvelle interruption de la séquence de lancement. Finalement, la fusée a décollé sans encombre avec deux heures de retard sur l’horaire prévu. Et 2h15 après son décollage, après la séparation de ses différents étages et le cinquième boost de son moteur réallumable AVUM+, la fusée déposait ses satellites sur la bonne orbite. Mission accomplie !
L’émotion était également plus forte que de coutume car ce tout premier lancement de Vega-C - une version améliorée de l'actuelle fusée Vega - était un tir à haut risque pour l’Agence spatiale européenne. Avec des nouveaux moteurs, une nouvelle avionique et une coiffe plus grande, elle pourrait améliorer de 50% les performances de ce petit lanceur désormais capable de mettre 2,2 tonnes de charge utile en orbite polaire, soit 800 kg de mieux par rapport à la dernière version du lanceur. Par ailleurs, les équipes d’ArianeGroup, maître d’œuvre d’Ariane 6, doivent être soulagées par la bonne performance du moteur P120C de Vega-C, qui fait également office de booster pour leur fusée.

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Après cette réussite, les équipes d’Avio et d’Arianespace vont pouvoir avancer dans le calendrier commercial de Vega-C. Pour le compte de ses clients institutionnels comme privés, la fusée doit effectuer cinq tirs en 2023, quatre en 2023 et quatre en 2024.
Ariane 6 prête pour une série de tests
La veille du lancement de Vega-C, l’ESA se félicitait des avancées concernant son programme majeur : Ariane 6. Au Centre spatial guyanais, le corps central de la fusée, composé de l’étage principal et de l’étage supérieur, a été pour la première fois érigé sur son pas de tir, équipée de quatre boosters. Les équipes sur place doivent réaliser des tests combinés afin de qualifier toutes les interactions entre la fusée et l’ensemble de lancement. Prévu à l’origine fin 2020, le premier tir d’Ariane 6 a été repoussé à deux reprises et devrait intervenir en 2023.



