Avery Dennison au service de la lutte contre le gaspillage

Avec le concours de SAP, le fournisseur de tags RFID veut permettre aux entreprises de mieux gérer les dates limites de consommation (DLC).

 

Réservé aux abonnés
Avery Dennison Tag RFID
Avery Dennison estime que 30% des produits vendus en grande distribution sont jetés à cause des dépassements de DLC.

D’un côté, un des leaders mondiaux des matériaux pour étiquettes – également spécialiste de l’identification automatique avec ses tags et ses solutions par radiofréquence (RFID) –, de l’autre, le numéro un européen et quatrième mondial de l’édition de logiciels, connu pour ses progiciels de gestion intégrés (ERP). Nous avons nommé l’américain Avery Dennison et l’allemand SAP. Les deux sociétés annoncent leur collaboration dans le domaine de l’identification des produits de grande consommation. En particulier, Avery Dennison intègre sur sa plate-forme Cloud Atma.io, dédiée aux produits connectés, les technologies SAP Analytics Cloud. Dans la pratique, les entreprises utilisant SAP – et elles sont nombreuses sur la planète – pourront disposer des données relatives aux produits sous forme de tableaux de bord, cartes, alertes et autres graphiques, lorsque ceux-ci sont tracés grâce aux technologies d'Avery Dennison.

AccélÉrer la mise en rayon 

« Les enseignes de la grande distribution pourront savoir en temps réel dans quels entrepôts se trouvent leurs marchandises et accéder à tout un tas d’informations, en particulier à leur date limite de consommation (DLC), explique Davide Redaelli, responsable du développement du marché pour la zone Emea. Il leur sera ainsi plus facile d’intervenir pour accélérer leur mise en rayon, les redistribuer sur d’autres sites ou éventuellement les retirer des magasins. » 

Avery Dennison estime que 30% des produits vendus en grande distribution sont actuellement jetés à cause des dépassements de DLC et que 20 à 40 % des produits de beauté sont impropres à la consommation pour les mêmes raisons. En permettant à SAP de remonter les données disponibles sur Atma.io, Avery Dennison estime que les enseignes pourront approfondir leurs connaissances sur la supply chain, donc sur la logistique et le transport, afin de mettre en place des modèles plus efficients, qui seront désormais fonction du « temps écoulé». Cela permettra d’accélérer, en cas de besoin, la cadence à laquelle les produits se déplacent le long de la chaîne logistique, de l’usine où ils sont fabriqués aux entrepôts et jusqu’aux magasins, l’objectif étant, in fine, de ranger dans les rayons des articles avec des dates de péremption plus longues.

Omnicanal

Il sera également possible à ces opérateurs d’optimiser la gestion des ventes alors que la distribution évolue toujours plus vers l’omnicanal, en adressant, par exemple, certaines marchandises vers les sites d'e-commerce, quand d’autres iront vers le click & collect, la livraison à domicile ou le drive. De même, Avery Dennison entrevoit de nouvelles possibilités dans le cadre de procédures de rappel rapide, pour des raisons sanitaires ou marketing. 

Vos indices
Indices & cotations
Tous les indices

Reste à savoir comment opérer une traçabilité parfaite. S’il ne fait nul doute qu’au niveau de la palette, une étiquette RFID fera parfaitement l’affaire en raison du nombre de données que cette technologie permet de véhiculer, il paraît en revanche difficile que l’on aboutisse à la traçabilité de chaque unité de vente consommateur. L’expérience prouve en effet que si les tags – pour d’évidentes raisons de coût – sont toujours plus déployés sur les articles textiles, chez certaines enseignes, comme Decathlon par exemple, et, à moindre échelle, dans la cosmétique ou la pharmacie, ces mêmes identifiants ne le sont pas encore sur les articles alimentaires à forte rotation, comme les boissons, les produits laitiers ou encore les plats préparés. Or, ce sont justement ces articles qui sont soumis aux DLC les plus courtes. Mais Avery Dennison veut inverser la tendance...

« Notre objectif est de parvenir à une visibilité granulaire des produits sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement, donc d’arriver à tracer tous les articles, peu importe leur nature, à l’unité, jusqu’à l’étagère du supermarché. Ceci permettra aux marques de réaliser des économies et d'assurer la durabilité grâce à la traçabilité », conclut Davide Redaelli. 

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
28 - 3F CENTRE VAL DE LOIRE
Date de réponse 11/05/2026
Trouvez des produits et des fournisseurs