Objectif atteint. La constellation de satellites OneWeb est enfin complète. Dimanche 26 avril à 9 heures du matin (heure locale) depuis la base Satish Dhawan de l’agence spatiale indienne ISRO, la fusée LVM3 a mis sur orbite avec succès 36 satellites de l’opérateur. La constellation compte ainsi 618 satellites et permet désormais d’offrir des services d’accès Internet avec une couverture du globe maximale. «Le travail le plus critique et le plus important qui a consisté à mettre sur orbite les satellites, est derrière nous. C’est maintenant une question de quelques mois pour offrir des services Internet avec une couverture globale», a déclaré Sunil Bharti Mittal, président du conseil d’administration de OneWeb, lors de la conférence de presse qui a suivi le lancement.
L’opérateur ambitionne d’apporter des services Internet aux entités éloignées des réseaux terrestres de télécommunications, que ce soit des habitations et des entreprises situées en zones blanches ou les flottes d’avions et de navires de commerce ou de croisière.
Une histoire mouvementée
Pas moins de 18 lancements de fusées ont été nécessaires pour mettre en orbite cette infrastructure spatiale. D’autres lancements sont toutefois prévus en mai et en juin prochains pour compléter la constellation avec des satellites de remplacement en cas de défaillance de certains équipements.
«Avec ce dernier lancement, OneWeb fait partie des deux seules sociétés au monde à la tête d’une constellation de satellites en orbite basse. Si les satellites géostationnaires sont efficaces pour diffuser la télévision, les satellites en orbite basse sont plus prometteurs pour apporter la connectivité internet haut débit à faible latence», a souligné Sunil Bharti Mittal, président du conseil d’administration. Sur ce segment, OneWeb doit en effet affronter la concurrence de Starlink, la constellation d’Elon Musk, qui a ouvert ses services depuis plusieurs mois dans de nombreux pays. Pour accélérer le déploiement de ces services, OneWeb noue des partenariats avec des opérateurs de télécommunications. Début mars, il a signé avec Orange pour distribuer ses services dans les zones non connectées en Europe, en Afrique et en Amérique latine.

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Pour OneWeb, ce dernier lancement réussi est synonyme de soulagement. Le projet OneWeb n’a pas été un long fleuve tranquille. En 2022 la société avait subi un coup dur, en étant une victime collatérale de la guerre en Ukraine : en rétorsion des mesures de sanctions prises par gouvernement britannique (actionnaire de OneWeb), les autorités russes avaient annulé les six derniers tirs prévus avec le lanceur Soyouz. Pour remplacer son lanceur de référence, OneWeb a réussi à négocier deux lancements avec les autorités indiennes et quatre avec SpaceX.
Un contributeur à la constellation de l'Union européenne ?
En avril 2010, la société basée à Londres avait même failli mettre la clé sous la porte. Devant les difficultés de financement, elle s’était placée sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Elle avait été reprise par le groupe industriel indien Bharti et le gouvernement britannique qui avaient injecté chacun 500 millions de dollars en juillet 2020.
Dans sa lutte contre SpaceX, OneWeb peut compter sur la puissance de ses actionnaires et notamment l’opérateur Eutelsat pour décrocher des contrats majeurs. OneWeb ambitionne ainsi d’être un contributeur de la future constellation IRIS 2 de l’Union européenne pour apporter des services de communications sécurisées. «Je crois fermement qu’Eutelsat, en s’appuyant sur nos capacités de constellation de satellites en orbite basse, est bien positionné pour contribuer au projet IRIS 2», espère Sunil Bharti Mittal.



