Avantium veut passer à la vitesse supérieure

À l’origine du polyéthylène furanoate (PEF), un polyester biosourcé, l'entreprise néerlandaise a signé un accord de collaboration avec EPC Engineering & Technologies pour pousser la production de son usine à 100 000 tonnes annuelles.

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Avantium PEF bouteilles
Avantium propose une alternative au PET pour les bouteilles.

Les annonces se suivent et ne se ressemblent pas chez Avantium. L’entreprise néerlandaise qui promeut depuis une dizaine d’années maintenant le polyéthylène furanoate (PEF), un polyester biosourcé aux caractéristiques similaires à celles du polyéthylène téréphtalate (PET), annonce avoir signé un accord avec l’ingénieriste allemand EPC Engineering & Technologies en vue de pousser les capacités de ses usines au-delà des 100 000 tonnes annuelles.

La collaboration combinera l'expertise d’Avantium dans l’obtention du PEF avec celle d’EPC dans la polymérisation des plastiques et la construction d’usines clés en main. Concrètement, les licenciés de la technologie YXY d’Avantium bénéficieront des services d'ingénierie et de construction de l’allemand, ainsi que des machines clés, notamment les équipements de polymérisation à l'état solide de Polymetrix avec lequel EPC travaille.

Une première mondiale

Avantium a développé une technologie baptisée YXY permettant de produire de l’acide furane dicarboxylique (FDCA), le composant essentiel à la fabrication du PEF, à partir de sucres. L’entreprise a démarré il y a tout juste quelques semaines la première usine de FDCA au monde à Delfzijl, aux Pays-Bas, afin de prouver la validité de sa technologie. L’unité, qui possède une capacité de production de 5000 tonnes annuelles, jouera un rôle crucial dans la stratégie de commercialisation et de licence d'Avantium, puisqu’elle lui permettra de vendre du FDCA et du PEF, commercialisé sous la dénomination de Releaf, directement à des tiers – des producteurs d’emballages ou leurs clients – l’objectif étant, à terme, de proposer des licences technologiques. En s’adossant à EPC, la société néerlandaise veut se rendre plus crédible sur le marché, les 100 000 tonnes annuelles étant considérées comme une échelle de production normale pour satisfaire à la demande des entreprises qui aimeraient se lancer dans l’utilisation de ce polyester, pour l’employer, par exemple, dans l’emballage.  

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