Alors que Dassault Aviation peine à monter en cadence sur ses usines françaises, le groupe se tourne vers l’Inde. Depuis le Salon du Bourget, l’avionneur français a annoncé mercredi 18 juin mettre en place la première chaîne d’assemblage de Falcon hors de France, pour le modèle 2000 LXS destiné au marché international. Le 5 juin, il avait déjà annoncé la fabrication de fuselages pour le Rafale à partir de 2028 dans l’usine d’Hyberabad.
Si la délocalisation s’en tient à la production de sections de fuselage pour l’avion de combat, c’est l’assemblage complet des jets d’affaires Falcon 2000 et la production des ailes qui seront effectués à Nagpur, ville du centre-ouest de l’Inde. L'assemblage des sections avant des Falcon 6X et 8X sera également transféré sur ce site, précise Dassault dans un communiqué. Jusque-là, le site assemblait déjà des sections avant du Falcon 2000.
Des "centaines" d'embauches en prévision
Ces déplacements de production hors de l’Hexagone interviennent alors que Dassault travaille encore à la consolidation de sa chaîne de sous-traitants, qui freine sa montée en cadence. Ce problème touche surtout la production du Rafale – qui a notamment enregistré 26 commandes de Mumbaï en avril 2025 – mais aussi celle des Falcon.
L’accord doit «contribuer à la reconnaissance de l’Inde comme un partenaire majeur dans la chaîne d’approvisionnement aéronautique mondiale», a salué Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation. Créée en 2017, la coentreprise indienne du groupe français, Dassault Reliance Aerospace Limited (DRAL), prévoit de recruter «plusieurs centaines d'ingénieurs et de techniciens au cours de la prochaine décennie pour soutenir l’expansion de ses activités».



