À chaque article sa peseuse... André Laurent, qui produit des conserves de choucroute et autres préparations à base de choux à Blignicourt dans l’Aube, en a fait l’expérience. La conserverie, qui réalise un chiffre d’affaires de 7,2 millions d’euros avec un effectif de 30 personnes, s’est en effet lancée, en 2020, dans la production d’une nouvelle recette de salades à base de légumes crus bio lacto-fermentés.
Trois versions sont proposées, en format sachet de 180 g, sous la marque Veg’and Bio Probiotics, vendue en réseau de magasins bio. Une production en petite quantité, mais qui, en raison de la nature intrinsèque des produits - constituée de légumes râpés formant des lanières - a tout de suite posé des problèmes au niveau du pesage. Ces légumes, en effet, avaient tendance à s’emmêler sur la peseuse associative utilisée jusque-là par l’entreprise, rendant obligatoire l’intervention des opérateurs afin de faciliter l’écoulement. Quant au pesage, il en ressortait imprécis, avec de nombreux surdosages. C’est dans ce contexte qu’André Laurent s’est décidé à changer de matériel.
Combinaison de poids
Exit la machine circulaire et place à une machine linéaire, fonctionnant toujours selon le même principe de combinaison de poids. La société a opté pour une Ishida FFW à 6 têtes. Adaptée aux produits difficiles à manipuler et fragiles comme les légumes crus râpés du fait de la présence de larges couloirs qui ne les abîment pas, la machine - qui dispose d’un fonctionnement semi-automatique - répond aussi aux exigences de flexibilité de l’entreprise qui change fréquemment de formats et de recettes. Le démontage des bennes, aisé, permet de nettoyer plus rapidement les éléments entre une campagne de production et une autre.
« Les changements de recettes se font en 5 minutes », note Anne Prieur, responsable qualité de la société. Côté précision, André Laurent constate une réduction par dix des surdosages. La machine se veut également plus ergonomique, permettant aux opérateurs de mieux étaler les produits sur la table de distribution. Enfin, l’entreprise indique avoir pu diviser par dix le nombre d’opérateurs dédiés au conditionnement de cette gamme de produits. La FFW à 6 têtes assure une capacité de 1 500 sachets/heure. Au regard des performances obtenues, André Laurent envisage de développer d’autres formats de ses mélanges de légumes.



