A Istres, des hangars Dassault construits dans les années 70 revivent grâce à la maintenance

Une friche industrielle sur la base aérienne d'Istres (Bouches-du-Rhône) revit depuis plusieurs années. D'immenses hangars, véritables cathédrales industrielles, trouvent une nouvelle utilité.

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Quoi de mieux, pour entretenir des avions de transport militaire, que de s'installer sur un terrain attenant à une base aérienne et dans une structure adaptée à l'accueil d'avions ?

Sur 33 hectares, le pôle aéronautique Jean Sarrail, à Istres (Bouches-du-Rhône), était doté de bâtiments construits dans les années 1970 par Dassault Aviation. Le hangar Mercure et ses 24 000 m² ont séduit deux sociétés de maintenance : JJGK Aero, qui s'y est établi il y a trois ans, puis Eleven, en 2023. Toutes deux étant appelées à déménager dans de nouveaux locaux sur le site, la direction du pôle a décidé d'investir pour offrir un futur pérenne à la maintenance aéronautique de défense et de sécurité et l'innovation. Au programme : un renforcement et un remodelage du hangar Mercure, qui n'a qu'une porte sur la piste, pour y entretenir des Airbus MRTT. D'ici à la fin 2026, il comportera trois cellules, chacune équipée d'une immense porte coulissante motorisée. Deux d'entre elles seront occupées par Sabena Technics, le preneur de la troisième reste à préciser. Le tarmac sera étendu.

«Après la signature du bail avec Sabena, nous entamerons les travaux de transformation», explique Christophe Verne, le directeur général du pôle. L'opération coûtera 20 millions d'euros, mais 35 millions d'investissements sont prévus pour aménager le site et accueillir d'autres entreprises. Une société d'économie mixte (SEM) sera le maître d'ouvrage et le gestionnaire de la plateforme et les occupants paieront un loyer. Par la suite, le hangar Mercure connaîtra une refonte de ses quatre plateaux administratifs de 1 000 m² chacun pour héberger des activités de formation et d'innovation. Le britannique Eaton, spécialiste de la maintenance de nacelles de ravitaillement envol, emménagera quant à lui dans un autre hangar de 500 m2 .Son implantation apportera un atout inédit. «Aujourd'hui, une nacelle défaillante doit être réexpédiée en Angleterre. Tant qu'elle n'est pas réparée, l'avion ne peut pas accomplir de mission opérationnelle. La proximité avec la base aérienne garantira une plus grande réactivité. Une vingtaine de personnes devrait y travailler», indique Alain Bernardet, le vice-président de la SEM.

Deux autres bâtiments abritent déjà VSM et ses simulateurs de formation de forces civiles et militaires et une école de production en soudage et chaudronnerie a ouvert il y a deux ans. À terme, un «village d'entreprises» de services à l'aéronautique les entourera.

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3738 - Janvier 2025

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