Déjà présent à Villebarou, près de Blois (Loir-et-Cher), où il emploie 250 personnes, Sisley va doubler ses capacités de production. Le groupe français de soins, maquillages et parfums va construire une seconde usine sur la zone d'activités de la gare TGV de Vendôme (Loir-et-Cher). Cette entreprise familiale, détenue à 100% par la famille d'Ornano, investit 35 millions d'euros dans le projet. La marque a acquis deux parcelles pour un total de 15,5 hectares, auprès de la communauté de communes Territoires Vendômois, se laissant la possibilité de s'étendre.
La construction d'un bâtiment zéro carbone de 15 000 m² va démarrer au printemps 2023. La livraison est prévue fin 2024, voire début 2025. Le site devrait démarrer avec 70 salariés, pour atteindre progressivement un effectif de 250.
92 % d’export
« Malgré les mesures sanitaires toujours en vigueur dans certaines villes chinoises, tous nos segments sont en croissance, notamment le maquillage qui s'était quasiment arrêté lors de la crise Covid », commente Philippe d'Ornano, président de cette ETI qui a réalisé un chiffre d'affaires de 850 millions d'euros en 2021.
La question s'est posée de s'implanter en Asie, puisque Sisley exporte 92% de sa production. Mais l'argument du made in France dans la beauté, la nouvelle donne sur les impôts de production et l'appui des collectivités locales ont été des arguments convaincants pour Philippe d'Ornano.
Pour l'instant, Sisley produit près de 90% de ses gammes. Il confie une partie du maquillage à un fournisseur italien et ses parfums à base d'alcool à un autre façonnier. Cette nouvelle usine n'a pas vocation à internaliser de la production sous-traitée, mais à doubler la production actuelle, assure en substance le PDG de Sisley, qui emploie 4 600 personnes.
Le groupe avait annoncé fin mai le doublement de son laboratoire de R&D et de sa plateforme logistique sur son site de Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise), où il investit 40 millions d'euros.



