Renault offre plus de 1 000 euros d'aides au pouvoir d'achat à ses salariés

Le constructeur automobile Renault a proposé un ensemble de mesures exceptionnelles pour soutenir le pouvoir d'achat de ses salariés en France, ont affirmé deux sources syndicales à Reuters. Pour la majorité d'entre eux, ces aides représentent plus de 1 000 euros nets d'ici la fin de l'année.

Face à l'inflation, certaines entreprises mettent la main au portemonnaie afin de préserver le pouvoir d'achat de leurs salariés. Quelques jours après Air France, qui a accordé une prime de 1 000 euros et une augmentation salariale de 5% à l'ensemble de ses employés, c'est au tour de Renault de faire un geste. Selon les informations communiquées à Reuters par deux sources syndicales, le constructeur automobile serait prêt à accorder une prime pouvoir d'achat de 500 euros à tous ses collaborateurs basés en France, y compris les intérimaires.

Des tensions sociales chez Stellantis

Par ailleurs, le groupe français leur verserait également une prime transport de 100 euros et leur offrirait la possibilité de monétiser jusqu'à trois RTT, avec une majoration de 25%. Enfin, la mutuelle santé sera gratuite pour une durée de trois mois, ont ajouté les sources à l'issue d'une journée de négociations. Au total, selon les catégories et les situations familiales des salariés, ces mesures représentent ainsi des primes de 600 euros minimum et une aide potentielle de plus de 1 000 euros pour la majorité d'entre eux. Ces propositions, qui seront soumises à l'accord des syndicats jusqu'à la fin du mois, sont décorrélées des négociations annuelles obligatoires pour 2023, censées prendre en compte le taux d'inflation pendant l'année 2022.

Chez Stellantis, le premier rival de Renault, les salariés de plusieurs usines du groupe ont débrayé ces dernières semaines pour exiger une meilleure redistribution des marges. Le géant de l'automobile a en effet enregistré des résultats record au premier semestre 2022 (chiffre d'affaires à 88 milliards d'euros et bénéfice net à 8 milliards) et la polémique sur le salaire du directeur général du groupe, Carlos Tavares, a attisé les tensions. La direction a prévu de rencontrer les syndicats pour discuter de ces sujets le 27 septembre.

Avec Reuters (Gilles Guillaume, édité par Tangi Salaün)

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