La carotte plutôt que le bâton. Le gouvernement ne soutient pas (pour l'instant) les propositions de députés souhaitant taxer les profits exceptionnels des entreprises de transport et d'énergie. Pour l'exécutif, il faut plutôt inciter les entreprises à faire des gestes immédiats en direction du pouvoir d'achat et des ménages plutôt que les taxer.
Baisses de tarifs chez CMA CGM
Message reçu cinq sur cinq par CMA CGM. Le transporteur avait déjà annoncé fin juin des remises pour certains de ses clients mais le gouvernement jugeait cet effort insuffisant. Il annonce donc ce 22 juillet de nouvelles mesures, en vigueur pour un an à compter du 1er août. Elles "représentent des réductions jusqu'à 25% du taux de fret" et ont également été élargies, pour la clientèle professionnelle, de la seule grande distribution aux autres clients, qu'il s'agisse de grands groupes, PME ou TPE, est-il précisé dans le communiqué.
Rabais sur le carburant chez TotalEnergies
TotalEnergies, également dans le viseur des députés, annonce ce 22 juillet amplifier et prolonger ses rabais sur le carburant (une première ristourne de dix centimes par litre était entrée en vigueur le 1er avril). "Du 1er septembre au 1er novembre, TotalEnergies baissera le prix des carburants pétroliers vendus en stations de 20 centimes d'euros par litre par rapport aux prix formés sur les cotations des marchés internationaux, puis de 10 centimes d'euros par litre du 1er novembre au 31 décembre", annonce l'entreprise dans un communiqué. Un geste qui s'ajoutera au dispositif de soutien gouvernemental. "Notre priorité va donc aux consommateurs car nous préférons faire une contribution immédiate et directe pour nos clients, plutôt qu’une taxe indirecte qui pénaliserait nos raffineries", commente Patrick Pouyanné. "Avec ce programme massif de réduction des prix dans nos stations, nous espérons que cet engagement dans la durée, qui sera entendu par nos clients, le sera également par la représentation nationale".
Avec Reuters



