Publi-rédactionnel

Le département d'Eure-et-Loir teste la maintenance prédictive pour ses routes

Le département d'Eure-et-Loir expérimente  la solution Anaïs, un outil digital d'aide à la décision qui recommande des opérations de maintenance après analyse de données.

Brouillard route pluie
Brouillard route pluie

Depuis deux ans, c'est l'un des principaux objectifs du département de l'Eure-et-Loir : investir davantage dans le réseau routier départemental, afin d'améliorer la qualité des infrastructures de desserte des territoires. Cette orientation se traduit concrètement dans le budget d'entretien des routes : de 23,5 millions d'euros en 2017, il a atteint près de 44 millions d'euros en 2019.

Certes, les investissements ont ralenti en 2020, l'enveloppe votée à la mi-décembre 2019 étant d'environ 35 millions d'euros. Mais le ciblage des opérations devrait être meilleur, grâce à un outil d'aide à la décision expérimenté depuis quelques mois par le département.

Développée par la structure Mobility by Colas, la solution Anaïs est en effet testée sur 50 % des 7 500 km de routes gérées par la collectivité. Ce service digital de détection et de traitement des zones d'alertes est fondé sur l'utilisation de données issues de capteurs embarqués sur les véhicules d'usagers volontaires. Ceux-ci mesurent notamment la vitesse, le déport ou le freinage. Après analyse de ces éléments, des opérations de maintenance sont recommandées, pour intervenir de manière préventive.

Orienter les investissements

«Notre connaissance des infra structures combinée à ces données permet de fournir une offre digitale globale, qui ne se contente pas de l'aspect technique, mais facilite aussi le pilotage des budgets», souligne Fabrice Luriot, directeur de Mobility by Colas. Ce que confirme Stéphane Lemoine, vice-président du conseil départemental : «Les premiers résultats objectifs obtenus avec Anaïs nous ont orientés dans le choix des investissements pour 2020, car nous avons pris en considération les suggestions de certains aménagements.»

Sur 56 zones d'alertes détectées, 36 sont jugées crédibles et font l'objet d'études. Afin d'obtenir plus de « données terrain », les collaborateurs des agences départementales d'ingénierie et d'infrastructures doivent être prochainement équipés. Satisfaite des premiers retours, la collectivité réfléchit également à l'extension du dispositif à l'ensemble de son patrimoine routier.

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