Vers une rupture technologique majeure. Début octobre, la licorne américaine Relativity Space a annoncé avoir réalisé avec succès les tests hydraulique, cryogénique et de pression du premier étage de sa fusée, Terran 1. Prévu pour décoller début 2022, après cinq ans de développement, l’appareil est entièrement imprimé en 3D.
Pour le construire, Relativity Space a développé sa propre cellule de fabrication additive par dépôt de fil métallique, Stargate, capable d’imprimer des pièces de 3,4 mètres de diamètre et 7,6 mètres de hauteur. Ce qui en fait la plus grande imprimante 3D métallique du monde. Son utilisation (complétée par l’impression de petites pièces par fusion de poudres) permet de réduire le temps de production de l’appareil à moins de soixante jours, contre près d’un an pour le lanceur Vega d’Arianespace.
Un argument qui fait de Relativity Space un futur acteur phare du spatial américain. Depuis sa dernière levée de fonds, en juin 2021, la start-up est évaluée à plus de 3,6 milliards d’euros. Elle est devenue la seconde entreprise privée la mieux évaluée du secteur, derrière sa concurrente toute désignée, SpaceX.

Vous lisez un article du numéro 3700 de L'Usine Nouvelle publié en décembre 2021



