En mai, le géant américain a présenté son Quantum AI Campus, installé dans ses laboratoires de Santa Barbara (Californie) et accueillant un datacenter quantique, des laboratoires de recherche sur les composants quantiques et des installations pour la fabrication de processeurs.
Avec plusieurs milliards de dollars d’investissements prévus dans les prochaines années, Google ambitionne de concevoir d’ici à 2030 un calculateur intégrant la correction d’erreurs, capable de calculs scientifiques et commerciaux de grande échelle. Il permettrait par exemple de « simuler la manière dont les molécules se comportent et interagissent », estime Erik Lucero, l’ingénieur en chef de Google Quantum AI. Mais le chemin à parcourir est long : l’ordinateur quantique de Google compte moins de 100 qubits, loin du million d’unités escomptées pour 2030.
D’ici là, la filiale d’Alphabet s’est fixé plusieurs objectifs. Le premier est de prouver « que plus on alloue de qubits pour faire de la correction d’erreur, plus le taux d’erreur diminue – une étape cruciale tant les qubits physiques sont sensibles aux erreurs », écrit Erik Lucero. Une première étape pour la création d’un qubit logique, capable de maintenir son état de cohérence sur une durée indéterminée. Chacune de ces unités logiques sera composée de… 1 000 qubits physiques. Anticipant des années de développement pour atteindre ce seul objectif, le campus devrait passer de 60 collaborateurs à plusieurs centaines.



