Éviter à tout prix la fuite des cerveaux. L’accord signé fin janvier 2021 entre la direction et les quatre syndicats représentatifs de Thales (40 000 salariés en France) vise à « soutenir l’emploi, l’activité et préparer l’avenir ».
Si les départs volontaires et les préretraites sont encouragés pour supprimer environ 1 000 postes, l’accord met en place un dispositif très incitatif de mobilités entre les 80 sites français du groupe. L’aéronautique civile souffre, mais la défense et la sécurité se portent bien. « Nos salariés et leurs compétences sont recherchés. Nous devons tout faire pour ne pas perdre ces talents, dont nous aurons besoin pour rebondir », explique le DRH France du groupe, Pierre Groisy.
L’accord prévoit une distinction entre les mobilités à moins de 50 km du domicile et celles à plus de 50 km, entre celles avec transfert familial et les autres. Le tout dans des conditions matérielles très généreuses et la possibilité de télétravailler deux à trois jours par semaine. Un système de détachement entre sociétés du groupe a été créé. Avec possibilité de revenir quand ça ira mieux.



