En 2016, Airbus donnait naissance au prototype Vahana. Un engin électrique à décollage et atterrissage vertical (eVTOL) développé depuis l’A3, le centre d’innovation technologique du groupe Airbus basé dans la Silicon Valley, aux Etats-Unis, pour imaginer à quoi pourrait ressembler la mobilité urbaine de demain.
Airbus Deux ans plus tard, il effectuait son premier vol d'essai, avant d’être présenté officiellement au Bourget 2019. L’avionneur européen en avait alors profité pour annoncer un partenariat avec la RATP et le groupe Aéroports de Paris (ADP) visant à faire voler un démonstrateur de taxi volant lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024, avec un pilote à bord.
Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle Tester des technologies

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Vahana commençait alors à cumuler les dizaines d’heures de vol. "Il peut voler à 130 km/h environ avec une autonomie maximale de 50 km", confiait Vincent Loubière, directeur intégration urbaine et infrastructure chez Airbus. On le savait déjà : Vahana - tout comme l’autre projet de taxi volant de l’avionneur CityAirbus, un drone 100% électrique équipé de quatre doubles rotors contrarotatifs (même principe que les hélicoptères), capable de transporter quatre passagers à 120 km/h, qui a réalisé son premier vol sans pilote le 21 décembre 2019 - servent de terrains de jeux pour Airbus mais n'étaient pas destinés tels quels à être commercialisés. "Nous avons défini des technologies et nous sommes en train de les tester avec ces deux appareils, estime Guillaume Faury, le patron d’Airbus. Nous les validerons ensuite sur des cas d’usages de démonstration."
Vahana a donc finalement réalisé son ultime vol d’essai le 14 novembre 2019, à Pendleton dans l’Oregon, selon une vidéo dévoilée par Airbus le 5 février, à découvrir ci-dessous.
Réglementation, acceptation sociale, maturité technique… Il reste du chemin à parcourir avant la commercialisation de ce type d’engins, qui devrait intervenir avant 2030. "Et nous pensons qu’il y a un très gros potentiel", assurait Guillaume Faury lors du Bourget. Sans oublier que les technologies développées serviront aussi à l’aviation commerciale, qu’il s’agisse de l’énergie électrique ou des systèmes de pilotage autonome.



