Actualisation du jeudi 3 septembre : Après cinq reports, Arianespace a finalement réussi à faire décoller la fusée européenne Vega avec ses 53 satellites. Retardé à cause du typhon Maysak, le lancement s'est déroulé mercredi 2 septembre au Centre spatial guyanais (CSG), à 22h51 (3h51 le 3 septembre en France métropolitaine). "Avec son service de lancement partagé SSMS (Small Spacecraft Mission Service), Arianespace démontre sa capacité à répondre, de manière innovante et compétitive, aux besoins du marché en croissance des petits satellites", se réjouit l'entreprise française.
L’Europe affûte ses outils pour affirmer sa place dans le marché des micro-satellites. Mardi 1er septembre, Arianespace tentera pour la première fois de piloter un vol partagé. L’entreprise française va ainsi tenter de déployer en orbite 53 satellites. Le décollage devrait être suivi attentivement pour un autre aspect : il représente la première mission du lanceur léger Vega depuis son accident en juillet 2019.
Une mission reportée à quatre reprises
Baptisée VV16, cette mission a déjà subi quatre reports à cause de vents d’altitude défavorables. Cette fois, la fenêtre de tir s’étend du 1er au 4 septembre, avec une probabilité de lancement évaluée à 90 % au 27 août. Si tout se déroule bien, la fusée décollera depuis le Centre spatial guyanais (CSG) de Kourou à 22h51 (soit 3h51 du matin le 2 septembre en France métropolitaine).

- 17093.18-0.23
Mars 2026
Cours mensuel du nickel - settlement$ USD/tonne
- 69.4+7.26
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en dollars$ USD/baril
- 58.7+6.53
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
L’Agence spatiale européenne (ESA) fait partie des financeurs de la mission. “Ce retour en vol fait suite à l’implémentation rapide et efficace par l’industrie, sous la direction de l’ESA, des mesures et actions correctives recommandées par la Commission d’enquête indépendante qui a analysé l’échec du vol Vega VV15 survenu le 11 juillet 2019”, rappelle l’agence dans un communiqué. L’enquête avait effectivement mis en avant une "défaillance thermo-structurale dans le dôme avant du moteur Z23” de la fusée perdue en vol.
© ESA-CNES-ARIANESPACE / Optique Vidéo du CSG (La coiffe de la fusée Vega abrite 53 satellites. Crédits : ESA-CNES-Arianespace / Optique Vidéo du CSG)
Vol de validation pour le nouveau service d'Arianespace
Avec cette mission, Arianespace tente aussi de faire sa place dans le marché des nano-satellites et des micro-satellites, où les entreprises américaines se montrent particulièrement actives. La mission VV16 représente effectivement un vol de validation pour une nouvelle offre d’Arianespace : le service de lancement de petits satellites (SSMS).
Construite par l’italien Avio, la fusée va embarquer pas moins de 53 satellites, fournis par 21 clients répartis dans 13 pays différents. Les appareils embarqués vont du petit CubeSat de quelques centimètre au “micro-satellite” ESAIL de 113 kilos. Développé par l’ESA, ce dernier permettra de surveiller l’activité des navires depuis l’espace. Les autres satellites embarqués couvrent des applications diverses : télécommunications, observation de la Terre, développement technologique, éducation...
ESA (Le satellite ESAIL en train d'être monté dans le "dispenseur" de la fusée Vega avant le lancement. Crédit : ESA)
Les vols partagés permettent de réduire les coûts de lancement pour les clients souhaitant déployer des satellites en orbite. “Les nouveaux clients comme les laboratoires, les universités et les start-up ont la garantie de conditions optimales pour le lancement de leurs projets spatiaux”, fait valoir Arianespace. L’entreprise française s’attend à un marché de plus en plus important dans ce domaine. Selon elle, 200 à 300 nano-satellites pourraient être lancés chaque année dans la prochaine décennie.



