Le groupe de défense et d'aéronautique américain Raytheon Technologies, rebaptisé RTX en juin 2023, a annoncé mardi 25 juillet un risque d’usure prématurée sur une pièce des moteurs de l’A320neo d’Airbus, le disque de turbine haute pression. Un problème «rare» situé dans la poudre de métal utilisée, produite et transformée par le groupe aux Etats-Unis.
Pour le constructeur américain de moteurs d’avions Pratt & Whitney, une inspection anticipée de la flotte concernée est nécessaire car la durée de vie des pièces est susceptible d’être réduite. Heureusement, toute la flotte des moteurs PW1100G-JM équipant les monocouloirs Airbus A320neo n’est pas concernée. Tandis que des vérifications sur un millier de moteurs seront menées sur les neuf à douze prochains mois, 200 moteurs seront immobilisés d’ici mi-septembre. «Le nombre exact de moteurs et le calendrier n'est pas encore finalisé», a précisé le directeur financier de RTX, Christopher Calio, lors d'une audioconférence consacrée à la publication des résultats trimestriels mardi 15 juillet.
Dégringolade en Bourse
D’après Christopher Calio, le composant problématique a été produit «approximativement entre le quatrième trimestre 2015 et le troisième trimestre 2021». Les moteurs en cours de production ne sont donc pas affectés. «Pratt & Whitney continuera de livrer de nouveaux moteurs et des pièces détachées sur toute la ligne de production», a rassuré RTX par communiqué. Le problème impactant les moteurs a été découvert dès 2020 et des recherches en interne étaient en cours jusque-là pour en déceler la cause.
Suite à cette annonce, les répercussions financières ont été immédiates. A 17h50, le 25 juillet, le titre RTX chutait de 12,24% à 85,14 dollars à la Bourse New York, après être tombé à près de -15% une demi-heure auparavant, subissant alors sa plus forte baisse depuis les attentats du 11 septembre 2001. A la même heure, l’action Airbus reculait de 2,4%, à 133,16 euros. Les conséquences financières sont pour le moment difficiles à estimer et dépendront du résultat des inspections, mais aussi des réparations nécessaires et de l’impact que subiront les compagnies aériennes.



