Airbus veut relancer l'activité dans certaines usines en France et en Espagne ce 23 mars

Airbus, qui avait décidé le 17 mars  de suspendre pour quatre jours ses activités de production et d'assemblage dans ses usines françaises et espagnoles, espère reprendre ce lundi 23 mars une activité partielle dans tous ses sites en France et en Espagne, a-t-on appris auprès de l'avionneur européen.

Airbus avait décidé d'une fermeture temporaire de ses usines le 17 mars après l'annonce des mesures de confinement pour nettoyer ses sites et mettre en place les mesures d'hygiène suffisantes pour permettre une reprise de l'activité garantissant la sécurité des salariés. L'avionneur souhaite relancer l'activité dans les usines de Nantes et Saint-Nazaire, Stelia (filiale à 100% d'Airbus) à Méaulte, Airbus Helicopters à Marignane ainsi que les sites Airbus Defense & Space de la région parisienne et de Toulouse.

Selon la CFE-CGC, il s'agit d'un "retour à l'activité très partiel, sous forme de test pour certaines activités ciblées comme essentielles ou pour répondre à la demande de livraison de certains clients".

A Toulouse, environ 10% du personnel, soit environ un millier de personnes selon les syndicats, sont attendues entre lundi et mardi sur les chaînes d'assemblage des familles A320, A330 et A350, et au centre de livraison d'Airbus.

Les salariés, travaillant en équipe, devraient effectuer des vacations de six heures pour ne pas avoir à se croiser une fois leur temps de travail achevé, et laisser le temps de nettoyer les outillages, postes de travail et vestiaires, explique Françoise Vallin, coordinatrice CFE-CGC au sein du groupe Airbus.

"Trop tôt" pour la CGT

Pour la CGT, ce retour à l'activité proposé à des salariés volontaires intervient "trop tôt". "C'est contradictoire de reprendre le travail alors qu'on s'attend à un pic de l'épidémie la semaine prochaine et que les mesures de confinement pourraient être renforcées", s'indigne Xavier Petracchi, délégué syndical CGT. La CFE-CGC dit vouloir attendre lundi soir pour rendre son avis consultatif.

"La direction prendra ses responsabilités et en fonction nous soutiendrons les salariés qui pourraient demander à exercer leur droit de retrait", a précisé Françoise Vallin.

Avec Reuters (Johanna Decorse, édité par Caroline Pailliez)

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